21/04/2009

Un pur moment de bonheur

Le jour se lève et fait pénétrer sa lumière dans notre chambre.

Mes yeux s’entrouvrent. Ma main s’avance. Sa chaleur est là, à quelques centimètres de moi. Je me sens bien.

Mon regard se pose sur sa silhouette. Il dort paisiblement. Comme tous les soirs, après avoir attendu que je me sois assoupie sur son épaule, il a posé délicatement ma tête sur mon oreiller et a lu pour s’endormir à son tour. Parfois, son sommeil le gagne rapidement. Parfois, au contraire, il lui faut deux ou trois heures pour se laisser enfin bercer par les bras de Morphée.

Dès lors, je me réveille avant lui et peut l’observer à loisir.

Il est beau. Beau comme un Dieu. Il n’y a pas que dans le domaine de la beauté que je le compare à un Dieu, d’ailleurs. Mais cela n’a rien à voir avec le moment présent. Du moins, pas encore.

Il est allongé sur le dos, les bras relevés au-dessus de sa tête. Sa respiration est régulière. Un léger sourire dessine ses lèvres. Sa peau légèrement hâlée brille. Il a chaud et transpire de manière à peine perceptible.

Mes doigts effleurent son bras. Sa main s’empare de la mienne et la pose sur son ventre. Il murmure un « je t’aime » du bout des lèvres dont il ne se rappellera pas au réveil. Je lui caresse le bras de mon autre main. Son visage bouge un peu. Ses sourcils se froncent légèrement.

Ma main s’aventure sur son torse nu, comme le reste de son corps d’ailleurs. Il aime dormir tout nu car il se sent plus libre dans cette tenue. Il frissonne. Petit à petit, il émerge de son sommeil. Il bouge sensiblement sa main qui descend juste au-dessous de son nombril.

Je l’observe.

J’aime le regarder lorsqu’il quitte le monde des rêves. Il a l’air d’un enfant qui s’éveille au monde. Je regarde la forme de ses yeux, de ses sourcils, de sa bouche, de son nez, de ses oreilles, de la naissance de son cou. J’ai envie d’explorer son corps de mes doigts puis de mes lèvres, de sentir sa chaleur contre moi, de sentir son cœur battre à travers le léger tissu de ma chemise de nuit.

J’attends encore quelques instants. Puis, ma main repart à la découverte de son ventre. Mes doigts font le tour de son nombril, descendent jusqu’à son pubis, remonte jusqu’à sa poitrine et se posent sur sa nuque.

Il murmure un deuxième « je t’aime ».  Ses yeux s’entrouvrent et se tournent vers moi. Je lui souris et ses yeux me répondent à sa manière tendre et douce.

Nos corps se rejoignent dans un lent mouvement, comme si nos corps étaient aimantés et attirés irrésistiblement l’un vers l’autre. Le cliché est répandu dans la littérature. Lorsque je lisais cela dans un livre je rigolais à part moi. Quelle image ridicule ! Mais, à présent, je la comprends. Elle est celle qui correspond le plus parfaitement à ce que je ressens en ce moment de tendresse partagée juste avant le lever.

Ses bras entourent mon corps et me pressent contre lui. Je me sens bien. A ma place. J’aimerais que ce moment ne s’arrête jamais. Je sens son souffle, dans ma nuque, qui me chatouille agréablement. Ses lèvres embrassent mon front, puis ma joue, descendent jusqu’à ma nuque remontent doucement les courbes de mon visage et repartent inlassablement dans leur rituel matinal.

Nos doigts se cherchent sans se trouver et parcourent des kilomètres de peau à la recherche de leur semblable. Nos sens sont en émoi. C’est agréable. Nos regards plongent l’un dans l’autre. Nos yeux sourient. Nous vivons un beau moment de bonheur et nous en profitons, pleinement conscients de ce trésor que tant de gens passent leur vie à chercher.

Le réveil nous rappelle qu’il est l’heure d’émerger de notre rêve et de sortir de cette douceur pour déjeuner et entamer cette journée qui s’annonce magnifique.

Je me demande combien de temps durera ce bonheur. Mais, je me promets une chose : tout faire pour que cela ne finisse jamais.

01:44 Écrit par Tayiam dans Sentiments | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

29/04/2008

L'avenir est un long passé

Voici une chanson qui a près de 9 ans. Elle m'avait beaucoup touchée à l'époque où je l'avais entendue. Et 9 ans après, elle est, malheureusement, plus que jamais d'actualité.

L'avenir est un long passé

Une pupille noire entourée de blanc.
Le visage fatigué braqué sur un lieutenant.
L’ordre sera donné dans quelques instants.
Deuxième assaut de la journée et Marcel attend.
Il a placé au bout de son fusil une baillonnette
pour lutter contre une mitraillette de calibre 12.7.
Près de sa tranchée, placés à 20 ou 30 mètres,
la guerre des bouchers, nous sommes en 1917.
Tant de journée qu’il est là ! A voir tomber des âmes.
Tant de journées déjà passées sur le chemin des dames.
Marcel sent que la fin a sonné.
Au fond de sa tranchée, ses mains se sont mises à trembler.
L’odeur de la mort se fait sentir,
il n’y aura pas de corps à corps, il sent qu’il va bientôt mourir. Comment un homme peut-il accepter d’aller au combat ?
Et quand il sent au fond de lui qu’il ne reviendra pas.
L’homme est-il un animal ?
Comme à cette époque le mal est déjà caporal.
La main du lieutenant doucement vers le ciel s’est levée.
La suite, l’avenir est un long passé.

Une pupille noire entourée de blanc.
Le visage ciré, son regard est terrifiant.
Placé à quelques pas de là, des allemands.
1944 Jean-Marc est un résistant.
Il a eu pour mission de faire sauter un chemin de fer.
Lui qui n’est pas homme d’action est devenu maître de guerre.
Après le cyclone qui frappa sa mère et son père
d’une étoile jaune, idée venue droit de l’enfer.
Tant d’années passées à prendre la fuite.
Tant de journées consacrées à lutter contre l’antisémite.
Jean-Marc sait qu’il n’a plus de recours.
Le câble qu’il a placé pour faire sauter le train est bien trop court.
La mort se fait sentir, mais il n’a pas de remords,
Comment le définir ?
C’est la nature de l’homme qui l’a poussé à être comme ça.
Se sacrifier pour une idée, je crois qu’on ne résiste pas.
Le mal est maintenant général,
de toutes les forces armées occultes de la mauvaise époque de l’Allemagne.
Au loin, le train s’approche et l’on peut distinguer sa fumée.
La suite, l’avenir est un long passé.

Une pupille noire entourée de blanc.
C’est ce que je peux voir devant la glace à présent.
Je viens de me lever, il y a quelques instants.
C’est difficile à dire à fond ce que je ressens.
Après la nuit que j’ai passée, dur à été mon réveil.
A tout ce que j’ai pu penser avant de trouver le sommeil.
A toutes ces idées qui m’ont causé que des problèmes.
La réalité et toutes ces images de haine.
Tant d’années passées à essayer d’oublier.
Tant de journées cumulées et doucement il s’est installé.
Je me suis posé ce matin la question.
Est ce que tout recommence, avons-nous perdu la raison ?
Car j’ai vu le mal qui doucement s’installe sans aucune morale.
Passer à la télé pour lui est devenu normal.
Comme à chaque fois avec un nouveau nom.
Après le nom d’Hitler, j’ai entendu le nom du front.
Et si l’avenir est un long passé,
je vous demande maintenant ce que vous en pensez ?
Comme Marcel et Jean-Marc ma vie est–elle tracée ?
La suite, l’avenir est-il un long passé ?

Je vous demande ce que vous en pensez.
Verrai-je un jour le mal à l’Elysée ? 
La France est-elle en train de s’enliser ?
L’avenir est-il un long passé
?

Manau


13:04 Écrit par Tayiam dans Chansons | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

23/03/2008

Pour toi...

Elle leva les yeux sur moi. Mon cœur se mit à battre. De plus en plus fort. Son regard fixa le mien. Je ne pus le détourner. J’étais comme liée à elle.

 

Elle était si belle. Si douce. Si calme. Si fragile.

 

Elle ferma les yeux. Doucement. Et s’endormit, paisiblement, dans mes bras.

 

Je sus, à ce moment-là, que je donnerais le monde pour elle.

 

Elle se prénommait Mina.

 

Elle avait de grands yeux noisette qui lui mangeaient son beau visage rond. Elle avait un sourire délicat qui se dessinait sur des lèvres toutes soyeuses de n’avoir jamais souffert. Ses cheveux étaient d’un marron presque noir mais soyeux. Son nez était tout rond. Ses petites mains reposaient sur sa poitrine qui se soulevait lentement au rythme de sa respiration.

 

Son visage respirait la santé et la sérénité.

 

Je sentais sa chaleur m’envahir. Assise sur le rebord du lit, je la regardais encore et encore. Je craignais d’être séparée d’elle. De ce petit bout de chou que j’avais vu grandir dans le ventre de ma mère.

 

Je tenais ma sœur dans mes bras pour la première fois de notre existence commune. Et elle avait l’air de s’y sentir bien.

 

J’avais envie que ce moment ne s’arrête jamais. J’avais rêvé tant d’années d’avoir une petite sœur. Ou petit frère. Peu m’importait. Quelqu'un de qui m’occuper. Quelqu'un sur qui veiller. Quelqu'un avec qui jouer. Quelqu'un avec qui partager quelque chose. Et ce quelqu'un était blotti au creux de mes bras.

 Je ne le savais pas encore mais ce jour-là serait gravé à jamais dans ma mémoire comme l’un des plus beaux jours de ma courte vie.

17:41 Écrit par Tayiam dans Un peu de moi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

24/02/2008

Hum...

Ok...

Pour je ne sais quelle raison, la mise en page du billet d'en bas foire complètement... Alors que quand je prévisualise, c'est tout beau, tout bien...

Je tenterai de remettre tout ça en joli demain... :D

19:23 Écrit par Tayiam dans Coups de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

6 choses sans importances sur moi...

J’ai été taguée par Pierre de Lune laquelle a été taguée par Béa, elle-même par Pivoine, elle-même par Valclair, taguée par Ondine pour un petit jeu.Voici les règles du jeu :

1) mentionner le lien jusqu'au blog d'où est parti le tag...


2) écrire le règlement dans un article.


3) écrire six choses sur soi - sans importance ?


4) renvoyer l'ascenseur -du tag- à six personnes... Qui prennent ou ne prennent pas...


5) Les avertir sur leur blog. 
 

 

Dire 6 choses sur moi, sans importance ? Mais, tout est important ! Hum… Ok, j’arrête de dire des bêtises. Et je me concentre :   1)     J’adore parler. Tout le temps. Ca me rassure. Même quand je n’ai rien à dire, je parle. Et si je ne parle pas, j’écris. Bref, je suis une indécrottable bavarde.

2)     Ma couleur préférée est le rose. Et oui. Je l’affirme. Enfin ! J’aime le rose. Mais, de manière plus sobre, j’adore le bordeau, aussi. Plus tard, quand je serai grande et que j’aurai mon chez-moi à moi, ma chambre ou mon living sera bordeau (je n’ai pas encore décidé quelle pièce le serait… peut-être les deux, finalement… ou pas !).

3)     J’ai coupé mes cheveux… Tout court. Si, si. Et même que de manière générale, les filles adorent, les mecs gays aussi, et les mecs hétéro pas du tout. Heureusement, il y a quelques exceptions. Mais, je sens que par cette coupe de cheveux (que j’adore, personnellement, c’est ça le drame !), je me suis condamnée à rester célibataire encore de longs longs mois…

4)     Je n’ai absolument pas la main verte. En deux ans, j’ai tué un bonzaï (celui de mon colocataire, en plus), une orchidée, deux plantes dont je ne connais pas du tout le nom, une rose de Noël… La seule plante qui ait survécu, c’est une petite chose, toute mimi que m’a offerte ma cousine, en désespoir de cause. Un truc très simple à arroser quand la terre est sèche et qui ne craint pas les noyades. Quand les feuilles s’éclaircissent, c’est que j’ai oublié d’arroser ma plante… Et quand je l’arrose, je peux mettre trop d’eau ! C’est génial ! Je l’aime, ma plante verte sans nom… :D

5)     J’adore ma ville : Bruxelles. Je ne m’imagine pas vivre ailleurs qu’ici. J’aime ses parcs, ses vieilles maisons qui côtoient des plus neuves, sans faire d’histoires, ses habitants au léger (hum) accent. J’aime nos compromis à la belge. J’aime ce mélange des cultures, qui fait la richesse de mon pays. J’aime ma Ville, tout simplement.  

6)     J’adore chanter. Faux certes, mais, j’adore quand même. Je ne sais pas comment mes amis font pour me supporter, d’ailleurs. J’ai toujours une chanson en tête. Une chanson pour quand je suis heureuse, une chanson pour quand je suis triste, une chanson pour quand j’aime quelqu'un, une chanson pour quand je suis déçue. Il y a toujours une chanson pour tout.   

 

A mon tour, maintenant de taguer quelqu’un enfin, quelques-uns.  Alors, tout d’abord, je vais évidemment taguer Elegia. Et puis, P’tit caillou. Pourquoi pas David… Et Wafinette ? Evidemment Radamanthe. Je pensais à Kardream aussi. Mais, il a déjà été tagué par Pierre de Lune. Tout comme Anaïs qui a aussi déjà été taguée… Il me reste Bruno, que je consulte presque tous les jours pour ses magnifiques photos… :)

19:16 Écrit par Tayiam dans Article | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

07/01/2008

Tout est une question de priorités

-         Tayiam ?

-         Oui ?

-         Qu’est-ce que tu fais ?

-         Je dresse une liste de ce que je dois faire

-         Faire pour quoi ?

-         Ben pour moi, pour les autres, pour le boulot, pour tout ça enfin.

-         Ah. Et tes examens, ça avance bien ?

-         Ne commence pas à m’ennuyer, Oisibo !

-         Hé, ho ! Tu sais que tu as examen, demain ?

-         Oui, je sais. Mais, j’ai des trucs à faire. Je n’ai pas le choix.

-         Pas le choix, pas le choix. On a toujours le choix, Tayiam.

-         Alors, je t’écoute. Trouve-moi une solution à tout. D’abord, je dois retrouver des listings de mails pour les donner au secrétariat.

-         Ca ne peut pas attendre demain ?

-         Non. Ils m’ont téléphoné pour les avoir aujourd’hui.

-         Et tu les as ?

-         Non. Enfin, pas les listings qu’ils veulent…

-         Par contre, tu as les tiens, non ?

-         Oui.

-         Ben, alors, envoie ton listing en attendant et tu leur donneras le bon demain.

-         Non, mais…

-         Tayiam ?!

-         Bon, d’accord. Mais, je dois consulter notre assurance pour un projet…

-         STOP ! J’ai entendu parler de ce projet. Mais, de toute façon, tu es bloquée jusqu’à demain aussi, non ?

-         Oui, mais…

-         STOP ! Y a pas de « oui mais » qui compte. Tu te renseigneras demain, après ton examen.

-         Oui, mais…

-         Tayiam !

-         Bon, soit. Ensuite, je dois comprendre pourquoi j’ai pris 200 grammes alors que j’ai fait attention. Sinon, je vais continuer à prendre 200 grammes toutes les semaines et …

-         Tayiam, tu peux arrêter de te trouver des excuses. Ca peut aussi attendre demain, non ?

-        

-         Je sais que ça compte pour toi, tout ça. Mais, tu dois te fixer des priorités. Tu le sais bien. Tu n’arrêtes pas de le répéter aux autres. Il serait temps que tu appliques tes propres conseils.

-         Mouais. Jamais été très douée pour appliquer mes conseils.

-         C’était quoi, ta bonne résolution 2008 ?

-         Bien être, Oisibo. Bien être.

-     Et bien, dedans, inclus « fixer les bonnes priorités ». Sinon, « bien être », tu peux oublier !

11:38 Écrit par Tayiam dans Dialogue avec une folle | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Bonnes résolutions 2008


- Tayiam ! Bonne année !
- Merci Oisibo. Toi aussi. Alors, tes bonnes résolutions 2008 ? C’est quoi ?
- Je n’en ai pris aucune, Tayiam.
- Ben, pourquoi ?
- Parce que je ne les suis jamais. Et toi ?
- Hum… Ben, d’habitude, je n’en prends pas vraiment, mais, cette année, ça a changé. Et je compte bien la tenir, celle-là.
- Je t’écoute.
- Cela se résume en deux mots : bien-être.
- Oh ! Ben dis donc. Quel projet ! Et tu comptes t’y prendre comment ?
- Faire du sport.
- La bonne blague ! C’était quand la dernière fois que tu as mis les pieds dans une salle de gym ?
- Y a pas près d’une semaine !
- Ah, oui, pour le marché de Noël, à l’école de ta sœur. Oui, je m’en souviens bien. Non, mais, pour faire de la gym, c’était quand, Tayiam ?
- J’sais plus. T’sais bien. Moi et les dates…
- Oui, oui. Enfin, moi, je m’en rappelle, Tayiam. La dernière fois, c’était pour le dernier cours de gym obligatoire en rhéto. Ca fait donc… 3 ans et demi.
- Bref. Je vais faire du sport. J’ai même acheté la tenue qui va avec.
- Ah, oui ! La tenue. Celle que tu as achetée il y a deux mois et que tu utilises comme pyjama ?
- Mais, non ! Je ne dors jamais avec. Je la mets juste quand je ne sors pas de chez moi. C’est tellement confortable.
- Soit. Alors, la suite.
- Manger mieux. Des légumes, des fruits. De la viande. Du poisson frais. Enfin, tout ça, quoi.
- Ah oui. Très bonne résolution, ça Tayiam. Mais, dis-moi, que vois-je dans ton armoire ? Ah, oui, des pignons de pin, du riz, du blé, des pâtes, du chocolat, des biscuits. Tiens, encore du chocolat. Des morceaux de sucres. Ah ! Du jus d’orange. A défaut de manger des fruits, tu en boiras… De la grenadine. Des pâtes. De la sauce. Du thon en boîte ! Ah ben, oui. Pour le poisson frais, j’imagine. Et tes légumes ?
- Ils sont dans le surgélateur.
- Le surgélateur. Ah, oui. Une portion de petits pois. Et… une portion d’haricots verts. Ouh. Oui, je vois. Tu risques l’indigestion au moins, avec tout ça !
- Bon, hé, Oisibo. T’as fini de saper mes bonnes résolutions ?
- Moi, je ne sape rien du tout. Tu les sapes toutes seules ! C’est bien de penser. Maintenant, achète ! Ou plutôt, n’achète pas. Pas de chocolat, pas de biscuits, pas de cake. Quoiqu’il n’y en ait pas des masses, j’avoue. Mais, surtout, achète des légumes !
- Oui, mais, là, j’suis en examens. Tu comprends. Je ne peux pas commencer maintenant !
- Oui, non, mais, je comprends. Et puis, après, ce sera le Cabaret. Ensuite, les ARPJ, ensuite, la conférence, ensuite, bah, le blocus d’avril. Puis, les examens de juin. Et ton mémoire. Après ça, il y aura ton stage. Et ta seconde session. Ca nous reporte déjà en octobre. Et là, le Bal, oui. Puis, le blocus de décembre. On est déjà en 2009. Là, il y aura tes examens de janvier, ton stage, le blocus d’avril, les examens de juin, la seconde session… D’après mes estimations, tu pourras commencer en octobre 2009… ou 2010 si tu fais une année complémentaire. Bah, ça te laisse de la marge.
- Oisibo !
- Oui ?
- Je t’emm**de !
- Moi aussi, je t’aime, Tayiam.

11:35 Écrit par Tayiam dans Dialogue avec une folle | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/01/2008

Clara (23)

Clara était à son poste, devant son ordinateur. Elle attendait que le téléphone sonne ou qu’un client arrive. Maître Mayeur passa devant son bureau, et ils discutèrent quelques instants. Clara aimait bien le vieil homme qui lui contait souvent des anecdotes.

 

Un client arriva, et Clara leva les yeux sur lui pour l’accueillir et le diriger vers le bon bureau. Mais son sourire se figea. Elle n’en croyait pas ses yeux : devant elle se trouvait le sosie de son père, en plus grand.

 

Elle n’arriva plus à articuler un seul son ni à détacher son regard de cet homme. De ce jeune homme, se dit-elle soudain, en le comparant mentalement à son père. Il devait avoir la trentaine.

 

-         Enfin, plus si jeune que ça, au fond, pensa-t-elle, le visage toujours figé.

 

Il s’approcha en souriant, regarda la jeune fille et lui demanda :

 

-         Bonjour. J’ai rendez-vous avec Maître Sticx.

-         Bonjour, balbutia-t-elle. Qui puis-je annoncer ? ajouta-t-elle comme un automate.

 

Mais, elle connaissait déjà la réponse Au fond de son cœur, elle savait ce qu’elle allait entendre.

 

-         Thomas Lechatel.

 

Clara sentit son cœur s’accélérer. Ses yeux s’agrandirent encore. Sa tête lui tourna. Elle se sentit tomber, tomber, tomber. Elle eut l’impression que rien ne pourrait jamais arrêter sa chute.

 

Soudain, elle ouvrit les yeux sur un plafond gris presque noir. Son visage était baigné de sueur. Son lit lui parut glacé. Mais très vite, elle se rendit compte que c’était son corps qui était glacé. Et recouvert d’une fine pellicule de transpiration.

 

Elle retira les couvertures qui la couvraient et se dirigea vers la salle de bain.

 

Elle aspergea son visage d’eau fraîche, retira son pyjama et en enfila un neuf. Tant pis si ça faisait de la lessive inutile en trop, songea-t-elle.

 

Elle retourna dans sa chambre. Mille et une questions tournoyaient dans sa tête.

 Elle prit son carnet, l’ouvrit à une nouvelle page et nota scrupuleusement son rêve. Elle eut du mal à se souvenir du nom de l’homme qui ressemblait étrangement à son père. Mais, il lui revint très vite et un sentiment de déjà-vu lui emplit le cœur. Elle connaissait ce nom. Il ne lui restait plus qu’à découvrir qui il était. Et pourquoi elle l’avait assimilé à son père dans son rêve.

00:11 Écrit par Tayiam dans Clara | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

26/11/2007

Une nuit ordinaire d'un enfant pas comme les autres

Le récit qui suit m’a été inspiré d’une histoire vraie. Thibault ne s’appelle pas Thibault, Louise ne s’appelle pas Louise, Georges ne s’appelle pas Georges, Sébastien ne s’appelle pas Sébastien. Je me suis permise, en effet, de changer ces détails et quelques autres aussi, mais l’essentiel de ce récit est véridique.  


 

L’enfant est recroquevillé au fond de son lit. Il sait qu’il n’a pas rangé la cuisine comme il l’aurait fallu. Et l’homme rentre de son travail. Rien qu’au bruit que la porte a fait en claquant, l’enfant sait qu’il est de mauvaise humeur.

 

Sa maman est au salon. Elle se terre elle aussi. Devant sa télévision. Chacun sa méthode. La peur hante ce foyer depuis de longs mois.

 

L’homme lâche ses affaires au sol et avance vers la cuisine. Il a faim. Il ouvre le frigo pour prendre le beurre et le saucisson. Il se redresse à la recherche du pain. Il n’est pas à son emplacement habituel, dans la corbeille à fruits qui n’a jamais vu un seul fruit du reste.

 

Son souffle se fait court. Ses yeux se plissent. Le sachet de pain est sur la table.

 

Il lance couteau, beurre et saucisson à côté du sachet et marche de son pas lourd vers le salon.

 

-         Il est où l’autre ?

-         Qui ? a-t-elle envie de demander. Mais, elle a renoncé depuis longtemps à faire dire le nom de son fils à son mari. Cela finissait systématiquement par se retourner contre elle.

 

Elle répond donc :

 

-         Il dort. Il a école demain.

-         T’as vu l’heure ? Il doit dormir à 10 heures, peut-être ? Moi, à son âge, je dormais 4 heures par nuit !

-         Il n’a que 12 ans, Georges.

 

L’homme n’écoute pas et ouvre brutalement la porte de la chambre de l’enfant en allumant l’ampoule unique qui pendouille au bout d’un fil.

 

Thibault est tourné vers le mur. Georges ne peut pas voir son visage. Il ne bouge plus, espérant qu’il le croit endormi. Mais, il a peur. Il ne verra pas venir le coup s’il tombe. Son cœur bat la chamade et Thibault a l’impression que si ce n’est pas Georges qui le tuera ce sera son cœur qui lâchera. Une larme coule le long de sa joue, mais il s’interdit de renifler ou de sangloter car cela trahirait son réveil.

 

Louise s’est approchée en tremblant. Elle enlace son mari et lui murmure des mots doux à l’oreille. Le sexe, c’est la seule parade qui lui reste désormais pour calmer la violence de son mari sur son fils. Elle éteint la lumière et repousse doucement l’homme vers le salon, tout en fermant la porte.

 

Il se laisse faire quelques minutes puis la chasse froidement. Il a faim. Il retourne à la cuisine engloutir six tartines avant de rejoindre sa femme dans la chambre pour lui faire l’amour.

 

Thibault, dans son lit, sanglote. Il a tellement peur qu’il ne peut pas s’endormir. Le silence s’est fait soudain, quand les adultes sont sortis de sa chambre. Il s’est senti soulagé. Ce ne serait pas pour ce soir. Mais, après quelques minutes, il entend des râles de sa maman. Il sait que l’homme lui fait du mal. Il sait aussi que c’est de sa faute. Il a tellement honte. Mais, il a trop peur pour oser sortir.

 

Il pense à son papa. Il aimerait tant être à ses côtés. Il aimerait sentir son odeur et entendre sa voix. Thibault ferme les yeux et imagine être dans les bras de son père. Il l’a vu ce matin, à la récréation. Mais, Georges ne le sait pas. S’il le savait, il piquerait une crise telle que Thibault ne veut même pas l’imaginer. Georges a interdit à l’enfant d’avoir le moindre contact avec Sébastien, son père.

 

Sébastien sait que Georges leur fait du mal à lui et à sa maman. Il a voulu porter plainte, mais Thibault est arrivé à lui faire changer d’avis. Du moins pour le moment. Il a minimisé les choses. L’enfant est persuadé que son père ne pourrait pas comprendre. D’ailleurs, il l’a bien vu quand son père lui a dit, il y a quelques semaines :

 

-         Tu sais, Thibault, Georges n’est pas au-dessus des lois. On est en Belgique. S’il vous fait du mal, il faut porter plainte. Et la police interviendra. Il ne pourra plus vous toucher après. La police vous protègera. Et moi aussi. Fais-moi confiance.

 

Mais, Thibault sait bien que ce n’est pas vrai. Les policiers sont déjà venus à la maison quand les voisins les avaient appelés. Ils ont écrit des trucs sur des papiers et ils sont partis. Georges est resté à la maison avec eux. Et rien n’avait changé. Son père est trop naïf, pense-t-il. Et surtout, Georges est trop puissant. L’enfant craint par-dessus tout la colère que la moindre action contre lui pourrait entraîner. Quand son professeur de gym voit une marque de coup, il ment avec tout l’aplomb dont il est capable en expliquant qu’il s’est fait ça au hockey. En effet, il s’est inventé une équipe de hockey et des entraînement trois par semaine. Il doit être convainquant puisque personne ne s’est posé plus de questions jusqu’à présent.

 

Pour éviter la colère de l’homme, l’enfant sait très bien quelle est la solution : que tout soit parfait pour que Georges n’ait plus aucune occasion de se fâcher. Ou alors, qu’il meure, l’un ou l’autre. Mais, cette dernière solution lui fait trop peur pour le moment. Il a encore le goût de vivre. Pour les jeux avec les copains en cour de récré. Pour les câlins avec sa mère. Pour ceux encore plus doux de ses grand-parents. Et pour tous les projets qu’il se construit. Il voudrait être policier ou juge. Pour avoir le pouvoir de mettre tous les « méchants » en prison. Et un peu pour faire peur, à son tour, à Georges. Il étudie beaucoup, en cachette, pour être le meilleur de sa classe. Il sait que l’école, c’est sa clef de sortie.

 

Souvent, il se demande si tout cela en vaut vraiment la peine. S’il doit continuer à se battre ou simplement baisser les bras comme sa maman. Mais, il veut la sauver. Il veut l’aider. Un jour, il a trouvé le journal de sa mère en faisant le ménage. Il en a lu quelques pages. Il sait, désormais, qu’il est le seul qui compte encore pour elle.

 

Elle a écrit que « sans Thibault, j’aurais déjà tout abandonné. Mais, il est si malheureux. Je dois rester pour lui. Il a besoin de moi, même si je n’arrive pas à l’aider comme je devrais. Je suis une mauvaise mère, je le sais. Sans doute, pourrait-il se passer de moi. Mais, je ne peux pas me résoudre à l’abandonner avec Georges. Maintenant qu’il l’a adopté c’est lui qui aurait la garde du petit. Je ne peux pas le laisser seul. Je dois tenir. Au moins jusqu’à ce qu’il soit assez grand pour partir et faire sa vie. »

 

Thibault a fermé là le précieux cahier et l’a rangé à sa place. Désormais, il a peur non seulement des coups de l’homme mais aussi de grandir et de laisser sa maman seule. Sa maman n’a plus d’amis. Elle ne voit plus jamais sa famille non plus. Georges a interdit à sa femme de les revoir lorsqu’il a surpris une discussion lors de laquelle sa mère tentait de la persuader de quitter son mari. Elle sait que son gendre est violent. Elle voudrait tant que sa fille soit en sécurité et vive un conte de fée. Mais sa vie est un cauchemar. Et, sa mère est désemparée, elle ne sait pas comment aider sa petite fille chérie.

 

Si Thibault voit encore ses grand-parents, c’est uniquement parce qu’un juge l’a ordonné. Ce même juge n’a, par contre, pas autorisé de droit de visite à Sébastien. Alors, ils se voient en cachette.

 

Thibault est devenu un as en cachotterie. C’est sans doute le plus grand menteur de tous les temps. Il a l’aplomb de celui qui dit la vérité. Il a dû très vite apprendre à mentir. Pour éviter les crises, pour éviter les coups, pour éviter les larmes, pour calmer sa peur. Mentir est devenu une seconde nature. C’est son pass de survie.

 

Parfois, il se dit, en souriant à moitié, qu’il ferait un détective infiltré excellent. Il en voit parfois dans des films. Ils mentent à tout le monde et se font passer pour ce qu’ils ne sont pas. Il serait vraiment génial dans ce rôle. Ou alors, il pourrait être acteur. D’ailleurs, il aime beaucoup son cours de théâtre, le mardi soir. Il serait le plus populaire, le plus beau et le plus riche acteur du monde.

Ce soir, dans son lit, pour se calmer, il pense à ça. Il s’imagine sur le tournage d’un film à succès. Il est génial et tout le monde l’admire. Ses larmes se calment lentement. Son cœur ralentit. Ses paupières se ferment doucement. Morphée a vaincu les démons de la terreur. Thibault s’est endormi. Il est quatre heures du matin. On est le mardi 2 octobre 2007. Dans deux heures, le soleil se lèvera. Dans trois heures, Thibault prendra un gant de toilette et se lavera le plus silencieusement possible. Ensuite, il déjeunera d’une tartine au chocolat. Il effacera toute trace de son passage, enfilera son manteau, prendra son cartable et sortira de l’appartement aussi discrètement qu’un fantôme. Aujourd’hui, il n’aura aucun bleu à cacher. Juste de larges cernes sous ses yeux verts.

00:47 Écrit par Tayiam dans Article | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

28/10/2007

Journée de rangement

 

Vous ouvrez un œil. Votre cerveau a décidé de ne pas vous laisser de répit ce week-end et s’acharne contre vos tempes depuis vendredi soir.

 

La seule chose que vous ayez envie de faire est de replonger droit dans les bras de Morphée.

 

Mais, votre bonne conscience vous rappelle à l’ordre. Vous avez encore votre appartement à ranger et à nettoyer, sans parler des 400 pages que vous vous êtes engagée à relire pour lundi.

 

Péniblement vous vous extirpez de votre couette moelleuse, vous enfilez vos pantoufles « Snoopy » et vous vous dirigez vers votre salle de bain les pieds traînants. Vous faites couler la douche pour que l’eau soit chaude quand vous rentrerez dedans.

 

Une fois votre douche terminée, vous contemplez l’état de votre salle de bain : le rideau de douche est trop court et laisse toute l’eau s’écouler sur votre tapis de bain et vous avez fait tomber le gel douche et le shampooing. Le gel douche en question s’est ouvert en touchant le tapis de bain et a délicatement laissé une jolie trace rose et gluante en plein milieu.

 

Rien que l’idée de nettoyer tout ça vous fatigue déjà.

 

Vous retournez dans votre chambre qui, elle, est miraculeusement bien rangée depuis que vous n’y vivez presque plus. Une fois séchée, vous vous rendez dans le dressing. Et là, l’horreur de la tâche qui vous attend une fois habillée vous submerge : vous n’avez plus rangé un seul vêtement convenablement depuis au moins un mois, et comme vous avez la fâcheuse tendance à essayer plusieurs tenues avant de choisir la bonne, et ce tous les jours de la semaine, il n’y a plus un seul vêtement plié…

 

Vous enfilez un pantalon de jogging et le premier t-shirt qui vous tombe sous la main et vous partez déjeuner. Vous prenez la sage décision de ne pas regarder le bazar ambiant autour de vous afin d’éviter la crise de nerfs, exercice que vous réussissez avec exploit tous les jours de votre vie.

 

Après une bonne heure passée devant la télé à ingurgiter deux tartines à la confiture et un thé, vous décidez de vous y mettre.

 

Enfin.

 

Vous commencez par votre chambre. Il n’y a rien à faire, mais votre conscience vous incite à tout faire au mieux. Vous passez une heure et demie à ôter la poussière sur l’armoire et le rebord du lit, vous refaites votre lit, vous passez l’aspirateur (qui vous vrille les tempes encore plus que votre cerveau).

 

Votre chambre bien astiquée, vous faites une pause : un kiwi, devant Ally Mc Beal.

 

L’épisode terminé (il dure 40 minutes, environ), vous vous attelez à votre salle de bain.

 

Vous hésitez à nettoyer le tapis comme vous l’a appris votre mère ou à le balancez purement et simplement dans la machine à laver. Rien qu’à imaginer le temps que ça prendrait de l’éponger puis de le frotter et de le sécher à la main, vous l’enfournez dans votre machine. Avec le tapis de toilette et le tapis de chambre.

 

Vous faites tourner la machine pendant que vous frottez la douche et la baignoire. Vous faites briller tout ce qui peut briller, vous nettoyer le sol avec du produit qui sent bon et vous vous en allez joyeusement à la cuisine, délaissant volontairement mais momentanément, vous assurez-vous, le dressing.

 

Il est déjà midi et l’heure, donc, de préparer à manger. Vous êtes seule mais décidez de préparer un vrai repas. Vous cuisinez pendant une heure, mangez pendant quarante minutes, digérez pendant une demie heure et rangez la vaisselle dans le lave-vaisselle. Vous passez un rapide coup de serpillière au sol. Votre entrain de la salle de bain diminue de plus en plus.

 

Vous vous attaquez ensuite au salon qui fait aussi office de bureau. La partie salon est impeccable. Quant à la partie bureau, vous décidez que vous n’avez pas le temps de ranger tous vos documents. Vous balancez le tout dans un panier en osier et cachez ledit panier au-dessus de votre bibliothèque sur trois autres paniers déjà remplis.

 

Une pause est bien nécessaire et vous vous affalez dans votre canapé devant le dvd de Bridget Jones avec un bol de chips.

 

Au milieu du film que vous connaissez par cœur, vous allez aux toilettes et là vous poussez un cri d’horreur.

 

Le gel douche qui se trouvait sur le tapis de bain s’est transformé en une masse compacte de mousse qui a envahi toute la salle de bain, le couloir et l’entrée de votre chambre. Vous comprenez enfin pourquoi votre mère ne mettait jamais ce tapis dans la machine à laver.

 

En bonne ménagère que vous n’êtes pas, vous décidez d’appeler votre mère à la rescousse. Malheureusement pour vous, elle ne répond pas. Vous téléphonez ensuite à votre meilleure amie qui se prépare à manger le traditionnel « poulet du dimanche » avec sa famille. Vous la suppliez de venir vous aider.

 

Elle arrive dans la demie heure, vous aide à tout ramasser et vous invite à manger chez elle.

 

Vous commencez par refuser. Vous n’avez pas fini de ranger et vous avez encore votre document à lire. Mais, elle insiste, sachant que vous ne rangerez pas le reste de l’appartement ce soir et vous promettant de lire la moitié de votre document pour vous faire gagner du temps.

 

Vous finissez par accepter. Et passez une délicieuse soirée.

 

Le retour chez vous vous fait prendre conscience que 1/ vous avez une amie formidable, 2/ votre dressing n’est toujours pas rangé et 3/ vous avez laissé le dvd tourner sur pause pendant toute la soirée. Il ne sera plus jamais lisible et vous en rachèterez un nouveau le lendemain.

17:52 Écrit par Tayiam dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06/10/2007

La franchise

La franchise ne consiste pas à dire ce que l'on pense mais à penser ce que l'on dit.

Coluche

14:33 Écrit par Tayiam dans Citation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/09/2007

Une gare, un jour...

Ses grands yeux penauds couleur noisette parcouraient l’assemblée.

 

Il y avait là un homme, long et maigre, vêtu d’un semblant de costume. Il tenait une mallette à la main. Il avait l’air nerveux. Il longeait la salle de part en part, en lorgnant la pointe de ses chaussures élimées.

 

Une maman tentait désespérément de calmer ses enfants qui gambadaient joyeusement dans toute la pièce. Lasse, elle finit par les menacer de sauter le quatre-heures s’ils ne se tenaient pas correctement pendant qu’elle faisait la file pour acheter les tickets de train. L’ultimatum sembla agir quelques instants puis les cris reprirent de plus belle.

 

Un groupe d’adolescents crânaient devant le panneau d’affichage, de lourds sacs à dos bien harnachés à leur tour de taille, d’où dépassaient des bouteilles, des sacs de couchages et autres babioles de camping.

 

Il y avait aussi une jeune fille, qui se baladait dans la salle, mains dans les poches. Elle portait une longue veste noire et un sac à dos bariolé à motifs roses. Elle scrutait le fond de la gare à la recherche d’un ami, sans doute. Sous ses longs cheveux bruns se cachaient des écouteurs. Il se plut à imaginer qu’il s’agissait peut-être d’une espionne.

 

Peut-être qu’un micro était caché sous la doublure de son manteau, et que, comme lui, elle épiait les alentours. Son but était de rechercher un dangereux criminel échappé de prison. Et dans sa poche, se trouvait un interrupteur sur lequel elle devait appuyer quand elle le repèrerait. Non, il s’agissait d’un boîtier sur lequel elle pouvait retranscrire des messages en morse, quand elle ne pouvait pas parler. Oui, ça devait être ça.

 

Un bonhomme s’approcha d’elle. Petit, gros, chauve, il portait un costume bien repassé, une légère chemise rose, et une mallette en cuir marron. Elle lui fit la bise et ils se dirigèrent vers la sortie.

 

Lorsque ce couple passa devant lui, il entendit une bribe de conversation :

 

-         Je te remercie, ma chère, de m’accorder de ton temps. Je ne serai pas long, je te le promets. Mais, je ne comprends vraiment pas ce qu’ils me veulent. 

-         Oui, c’est pas grave. On va voir ça.

-         Je te remercie quand même.

-        

 

Il n’en entendit pas plus mais cela lui était largement suffisant pour laisser son imagination vagabonder. Le bonhomme devait être le dangereux criminel. Elle l’avait amadoué et lui, naïvement, l’avait crue. Et là, elle l’emmenait subrepticement dans une salle secrète pour lui faire avouer ses crimes.

 

Il laissa à nouveau son regard errer. Un train venait sans doute de s’arrêter : une masse de gens se dirigeait vers les différentes sorties de la gare. Ces hommes et ces femmes avaient des allures d’hommes d’affaires pressés. Personne ne posa le regard sur lui.

 

Il se sentait seul. Il avait faim. Il avait froid.

 

Son maître l’avait abandonné lâchement quelques jours auparavant, dans une ruelle sombre près de la gare du Midi. Il s’était allongé sur son matelas de fortune, avait avalé quelques goulées d’un alcool douteux enrobé dans un papier journal et avait fermé les yeux. Il était las de la vie. Cette vie qui ne lui avait apporté que des soucis. Il aurait aimé en finir pour de bon, en sautant d’un pont, par exemple. Mais, il n’en avait pas le courage. Et puis, il y avait son chien.

 

Alors, cette nuit-là, c’est la vie elle-même qui s’en était allée. Et Victor, le labrador doré, aux grands yeux penauds couleur noisette avait longtemps léché le visage de son maître en espérant le voir se réchauffer. Au petit matin, il avait fallu se résigner : son maître l’avait abandonné pour toujours.

 

Cela faisait à présent 3 jours qu’il errait ci et là, à la recherche d’un peu d’eau et de nourriture.

 

Il aperçut à nouveau la jeune fille de tout à l’heure, l’espionne. Elle revenait vers la gare. Seule. Il l’observa à nouveau. Elle avait donc bien livré le méchant.

 

Son regard croisa celui de la jeune fille. Il baissa les yeux et scruta le sol. Elle avait un beau regard, mais un regard interrogateur.

 

Il vit deux bottines s’approcher de lui. D’instinct, il recula. Les bottines se figèrent. Il leva les yeux, et vit la jeune fille s’abaisser. Elle tendit une main tremblante vers lui. Il renifla ses doigts. Ils sentaient le parfum. Il fit un pas en sa direction. Puis, un autre. Elle s’approcha et caressa son pelage sale.

 

-         Viens là, bonhomme. Comment tu t’appelles ? Viens, montre-moi ta médaille. Victor ? C’est un joli nom, ça, Victor. Il est où ton maître, Victor ? Hein ? Il est où ?

 

Il posa sa tête sur son bras.

 

-         Tu es perdu ? Je t’ai vu déjà tout à l’heure, quand je parlais avec Samuel. Tu as l’air tout perdu, tout seul, là. Tu as faim, demanda-t-elle en lui tendant un biscuit qu’il croqua rapidement.

 

Il aurait tant voulu parler le langage des hommes pour lui expliquer sa misérable vie. Il aurait tant voulu exprimer sa solitude, sa peur, ses peines par des mots. Mais, il était un chien et se contenta donc de la regarder. Un regard qui en disait long.

 

-         Je viens d’emménager dans un joli appartement, et je n’ai personne pour veiller sur moi. Ca te dirait de venir avec moi ? Le temps que l’on trouve ton maître évidemment. Je mettrai des affiches partout, tu verras.

 

Elle se leva et il la suivit, la queue battant l’air au rythme de son cœur. La vie n’était peut-être pas aussi terrible que ce qu’il avait appris jusqu’ici.

14:43 Écrit par Tayiam dans Des histoires simples | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/09/2007

Ensemble, c'est tout

Ensemble c'est tout   -   Anna Gavalda 

ensemble c'est tout

« Et puis, qu’est-ce que ça veut dire, différents ? C’est de la foutaise, ton histoire de torchons et de serviettes… Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences… »

 

Ces quelques mots m’avaient donné envie d’en savoir plus. Qui était cette auteur dont tout le monde parlait ? Dont je n’arrivais pas à me rappeler le nom sans le malmener ? Dont le livre avait été adapté au cinéma ? Que racontait ce livre dont tout le monde parlait ?

 

Je l’achetai. Je le lus.

 

D’abord à petite dose. Je ne m’attendais pas du tout à ce style de narration. Des phrases courtes. Un phraser simple. Des personnages qu’on ne décrit pas vraiment. Pour un bouquin dont tout le monde parlait, j’étais un peu déçue. Peut-être était-ce parce que j’avais à peine refermé un bouquin que j’avais celui-là en main… Le style était tout autre. Une question d’habitude, sans doute, me suis-je dit.

 

Les premières pages, je n’accrochai pas beaucoup. Je ne voyais pas où l’on voulait en venir. Où l’on voulait m’emmener. Mais, je suis curieuse de nature et puis, j’avais envie de voir où tout ça allait me conduire.

 

Très vite, mes appréhensions des premières pages s’envolèrent. Les personnages devenaient attachants, l’histoire se construisait et ma lecture s’accélérait.

 

Je n’arrivais plus à me détacher de ce bouquin. Même quand il était refermé, les personnages me suivaient. Je les imaginais, je les voyais bouger, je les entendais parler, je les sentais vivre. Un peu comme les personnages d’une série que vous aimez passionnément et dont vous regardez quelques épisodes l’un à la suite de l’autre…

 

Et là, en refermant ce livre, j’ai compris. C’est parce que le style est léger, le phraser généralement simple (quoique) que les personnages paraissent aussi réels et aussi attachants.

 

Je n’ai qu’une hâte, découvrir le film. En sachant d’avance que je vais être déçue. Parce que Mémé Paulette ne ressemblera pas à ma Mémé Paulette à moi, tout comme Camille, Philibert et Franck. Mais, Dieu que j’ai envie de les retrouver, ces quat’là !

 

12:43 Écrit par Tayiam dans Tayiam et ses livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Tu vas me manquer

Tu vas me manquer

Pascal Obispo 

Tes mains qui me cherchent partout

Quand le matin, je dors encore debout, encore debout

Le soleil point derrière le store

Dans l'obscurité, je t'adore, je t'adore

Quand au réveil, tu cherches à tort

Et en travers le contact de nos corps, oh, nos deux corps

Tu vas me manquer...

A force de se chercher partout

On risque de se perdre malgré tout, malgré nous

Tout ce qu'on s'est promis, un jour

C'est fou ce qu'on peut se dire en amour,

Mon amour, mon amour,

Tu vas me manquer...

Mes mains qui te cherchent partout

Depuis presque un an, je l'avoue c'est fou

Ce que tu m'as manqué

Tes mains qui me cherchaient partout

Me manquent encore aujourd'hui

Dans quelques temps, c'est promis

Je ne t'attendrai plus la nuit

Mon amour, mon amour

Tu vas me manquer

11:39 Écrit par Tayiam dans Chansons | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/09/2007

Journée d'accueil des nouveaux étudiants

Vous voilà aux premiers jours de votre vie universitaire. Vous avez vaillamment réussi votre rhéto. Après, deux ans, certes, mais réussi quand même. Et vous avez envie de vous prouver à vous mais aussi aux autres que vous êtes capable d’y arriver.

 

Ah, l’unif’ ! C’est un rêve qui vous poursuit depuis bien longtemps. Là, aujourd’hui, il va commencer à devenir réalité.

 

La rentrée officielle n’est que le 15. Mais, il y a une journée pour les nouveaux étudiants. Le 13. C’est aujourd’hui.

 

Vous regardez votre reflet dans le miroir. Vous vous demandez si votre tenue fait suffisamment « universitaire » ou encore trop secondaire. Un rapide coup d’œil jeté sur votre horloge murale vous fait comprendre que vous n’avez absolument plus le temps pour ce genre de considérations.

 

Vous empoignez votre sac, dévalez les escaliers, claquez la porte, et courrez jusqu’au bus que vous attrapez in extremis.

 

Vous voilà devant le Janson. Vous ne le savez pas encore, mais, ce sera l’auditoire où vous aurez la majorité de vos cours. Vous adorez les lieux. Pas pour longtemps. Arrivée en 2ème, vous détesterez cet auditoire où les tablettes sont inclinées, laissant choir toutes vos affaires, où les bancs sont défoncés, où l’acoustique est merdique.

 

Mais, pour le moment, l’attrait du nouveau vous empêche de voir ces défauts. Vous adorez l’endroit.

 

Vous retrouvez une amie, unique pour l’instant. A deux, vous explorez les lieux. Le campus est tellement complexe et vous avez un tel sens de l’orientation que vous passez la journée à vous perdre. Heureusement, vous n’êtes pas les seules à explorer le campus. Les trois quarts des diplômés de votre école secondaire sont là. Le quart a choisi le droit, comme vous.

 

La ribambelle d’apprentis juristes gambade joyeusement et bruyamment d’un auditoire à l’autre. Vous les suivez. Vous êtes trop heureuse d’être là pour vous poser la moindre question.

 

Les jours suivant s’écoulent dans une douce euphorie. Vous êtes universitaire. Vous avez envie de le crier à la terre entière. Vous arborez fièrement l’écusson « ULB » sur votre classeur et portez vos livres à bout de bras dans le tram, votre sac vide sur le dos.

 

Mais, au fur et à mesure que le temps passe, une certaine peur s’immisce lentement en vous. Vous le savez, vous en avez d’ores et déjà la certitude, vous ne réussirez jamais. Que diantre, vous tenterez le tout pour le tout. Vous n’avez rien à perdre.

 

Vous tendez l’oreille vers les bruits de couloir de la faculté.

 

-         Ouais, droit romain, ça sert à rien d’aller aux cours ! Tout est dans le syllabus.

-         Un an sur deux, le « cours à pète » change. L’an dernier, c’était droit romain, cette année, ce sera histoire du droit.

-         Fais gaffe à psycho. Si tu ne réponds pas mot-à-mot, tu rates !

-         Le droit, c’est que du par cœur. Faut connaître le cours sur le bout des doigts si tu veux espérer un 12/20 !

-         Les profs, ils ont des quotas. Y a pas de numerus clausus, ici, mais, c’est tout comme. Donc, t’as intérêt à être parmi les meilleurs pour réussir.

-         Si tu vas pas au cours, les profs repèrent pas ta tête, et y a pas moyen de réussir (vous ne réfléchissez pas une seule seconde au fait que l’examen soit écrit).

 

Vous stressez comme jamais. Vous regrettez votre obstination à vous inscrire à l’université. Vous êtes entrée en enfer. Ce sera la honte si vous ratez. Et vous n’avez aucune chance de réussir. Vous pouvez dès à présent renoncer à toute vie sociale si vous voulez avoir une chance de réussir votre première année en moins de trois ans.

 

Dès le premier jour, vous allez à tous les cours. Vous prenez consciencieusement des notes que vous relisez religieusement tous les soirs. Quelques années plus tard, vous regarderez encore votre classeur de 1ère avec amour. Vous y aviez mis tant d’espoir et d’énergie.

 

Après deux semaines, votre vie est un véritable enfer. Vous n’aurez jamais le temps de terminer vos résumés avant le début de la session. Vous vous sentez noyées.

 

Il vous faut plusieurs semaines avant d’acquérir un certain rythme de travail. Vous avez remarqué que le cours de droit romain est retranscrit mot à mot dans le syllabus. Vous décidez de ne plus aller au cours oral, pour gagner du temps. Ainsi, vous arrivez à tout caser dans votre horaire. Vous vous dites que vous prendrez les notes de vos amis, et vous mettrez à jour au fur et à mesure. Vous n’en ferez rien, et photocopierez celles-ci, en même temps que toutes les autres, à la veille de votre blocus.

 

Malheureusement pour vous, après une semaine « d’équilibre », vous devez déjà changer vos habitudes : les travaux pratiques ont commencé. Vous en avez 3 par semaine. Toutes les semaines. Pour chaque TP, il vous faut entre 4 et 8 heures de travail. Votre vie est ingérable. Vous êtes une moins-que-rien. La dépression vous guette. Vous vous demandez comment les autres y arrivent.

 

Vous décidez de ne consacrez que maximum 4 heures à la préparation de vos TP pour préservez le peu de santé qu’il vous reste.

 

Au troisième TP de droit romain, l’assistant aborde une partie que le prof a vu quand vous n’étiez pas au cours. Vous vous rendez soudain compte que vous avez une mémoire orale fabuleuse. Vous ne savez répondre à aucune des questions posées. Vous vous sentez minable d’avoir suivi les conseils dispensés ci et là par d’autres étudiants aussi paumés que vous.

 

Dès le lendemain, vous suivez à nouveau les cours de droit romain de façon assidue. Vous en garderez un souvenir impérissable, pour le reste de vos jours.

 

Vous prenez la ferme décision de ne plus jamais suivre les conseils idiots que vous entendrez. Malheureusement, vous ne suivrez jamais cette résolution qui avait sans doute été la plus sage de toutes celles que vous avez prises.

  

15/08/2007

Le bonheur

Bougie pourpre

Le bonheur, c'est d'être heureux ; ce n'est pas de faire croire aux autres qu'on l'est.

Jules Renard

Journal

23:17 Écrit par Tayiam dans Citation | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

09/08/2007

Vie...

La seule chose qu'on est sûr de ne pas réussir est celle qu'on ne tente pas!

Paul Emile Victor

Dialogues à une voix

 

14:50 Écrit par Tayiam dans Citation | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

07/08/2007

L'amour...

 
La vie est un sommeil, l'amour en est le rêve, et vous aurez vécu, si vous avez aimé.
 
Alfred de Musset
 
CAY4YRIZ

13:17 Écrit par Tayiam dans Citation | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

06/08/2007

Larmes

     CAKK8Y5N

 
 
 
 
 

 

-         Pourquoi tu pleures, Tayiam ?

-         Je ne pleure pas.

-         Allez, dis-moi pourquoi…

-         Je te dis que je ne pleure pas. Juste une poussière dans l’œil.

-         Mmh… Dans les deux yeux ?

-         Oui, dans les deux yeux. Bon, tu as fini de me questionner, comme ça ?

-         Non. Pas tant que tu ne m’auras pas dit pourquoi !

-         Et ben, on n’est pas sortis de l’auberge !

-         Tu n’as qu’à pas être aussi têtue, Tayiam.

-         Mais, puisque je te dis que je ne pleure pas !

-         Et puisque je te dis que je te connais assez pour savoir que tu pleures !

-         Si tu me connaissais assez, tu saurais qu’il est inutile de me poser autant de questions ! Je vais bien. Cela doit être un peu de fatigue, une poussière, ou juste un trop plein d’eau dans mon corps. Tiens, oui, ça doit être ça… Y a trop d’eau dans mon corps, c’est tout !

-         Bon, t’as fini de dire des bêtises ?

-         Tu as fini de m’interroger ?

-         Tu ne perds rien pour attendre, je vais bien finir par savoir pourquoi tu pleures !

-         Ah, ben, quand tu le sauras, tu me le diras, hein ?

 

 

 

12:03 Écrit par Tayiam dans Dialogue avec une folle | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

05/08/2007

Fatigue

-         Tayiam, tu vas bien ?

-         Oui, pourquoi ?

-         Tu as une petite tête…

-         Non, non. Juste de la fatigue. Que serait une session d’examens sans fatigue, dis-moi ?

-         Je ne sais pas… Le paradis ?

-         Tu l’as dit ! Non, sincèrement, j’aime bien étudier. C’est juste que je me sens inutile quand je suis derrière mes feuilles à emmagasiner de la matière… Et puis, cette fatigue lancinante qui ne me quitte pas…

-         Et tu n’irais pas voir le médecin, Tayiam ?

-         Si, si. J’y ai été.

-         Et ? Qu’a-t-il dit ?

-         Qu’il fallait manger sainement. Qu’il fallait s’imposer un rythme. Un rythme pour manger, un rythme pour dormir, un rythme pour étudier et un rythme pour se reposer. Et aussi qu’il fallait faire du sport.

-         Et tu as suivi ces conseils, Tayiam ?

-         Non… Puisque je te dis que je suis fatiguée ! Tu n’écoutes vraiment rien, toi !

-    ...

16:16 Écrit par Tayiam dans Dialogue avec une folle | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

04/08/2007

Au soleil!

-         Tayiam ? Tu fais quoi ?

-         Comment ça, je fais quoi ? Tu plaisantes, dis ? J’étudie !

-         Ah, bon, bon… Si tu le dis.

-         Non, mais, je rêve ! Qu’est-ce que tu es en train d’insinuer ?

-         Rien…

-         Non, va jusqu’au bout de ta pensée, maintenant que tu y es.

-         C’est juste que…

-         Que quoi ?

-         Que tu es là, au soleil, avec ta farde sur les genoux. Tu te donnes bonne conscience quoi.

-         Mais, pas du tout. J’étudie vraiment. Mais, au soleil. Ca fait du bien le soleil, tu sais.

-         Pour le bronzage, oui, je sais…

-         Mais, non, bêta ! Pour le moral ! Et puis, j’ai fait 5 pages en une heure !

-         Et tu as travaillé combien de temps ?

-         Ben, une heure !

-         Hum !

-    Oui, bon, j’y retourne, j’y retourne….

19:48 Écrit par Tayiam dans Dialogue avec une folle | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/07/2007

Les fleurs du Bien

A travers les intempéries,
Les mauvaises passes,
Les jours d'ennui,
Pense à moi,
Pense à moi,
Si t'en as envie.

Je ne sais plus où courent tous ces gens,
Mais c'est sans doute très important,

Pour y passer, y passer, autant de temps,

Moi je me suis mis dans un jardin,
A cultiver les fleurs du bien,

Pense à moi,
Pense à moi,
Si t'en as besoin,

Tu vas croire que c'est encore loin,
Mais c'est juste au bout d'un chemin,
Et là, tu reconnaîtras les fleurs du bien,
Pense à moi, pense à moi si t'en as besoin.

Près d'un piano désaccordé,
En attendant que vienne une idée,
Tu sauras, tu sauras, toujours, où me trouver
Je sais bien que le monde est grand,
Et qu'il faut regarder de l'avant,
Mais pense à moi, pense à moi si t'en as le temps.

Moi je me suis mis dans un jardin,
A cultiver les fleurs du bien,
Pense à moi, pense à moi,
Si tu en as besoin.

Tu vas croire que c'est encore loin,
Mais c'est juste au bout d'un chemin,
Et là tu reconnaitras les fleurs du bien,
Pense à moi, pense à moi si t'en as besoin.

Je te dis ça autant que j'en ris,
Puisque l'humour ne change pas la vie,
Pense à moi, pense à moi,
si t'as envie,

Je sais à peu près ce qui m'attend,
Et même après quoi courent les gens,
Je ne vois plus ne vois plus rien, de très urgent,

Pense à moi, pense à moi

Pense à moi, pense à moi...
Là au fond de mon jardin
A cultiver les fleurs du bien,

les fleurs du bien,
Pense à moi, pense à moi 
Pense à moi,..., pense à moi...

Mais là au fond du jardin,
A cultiver les fleur, à cultiver les fleurs du bien,

Pense à moi,
Pense à moi.

 

Les fleurs du Bien

Pascal Obispo

23:49 Écrit par Tayiam dans Chansons | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Bon anniversaire

Bon anniversaire...

 

roses

Je pense à toi...

00:43 Écrit par Tayiam dans Personnel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

27/07/2007

Clara (22)

Clara et Manon discutèrent quelques instants avant d’être rejointes par Céline et Iris. Elles se dirigèrent vers le local de cours et prirent place aux côtés de leurs amis.

 

Le cours débuta. Le cours de droit constitutionnel de 8 heures avait été annulé. Ils assistaient au cours de droit de la famille. Le premier depuis le début de l’année.

 

Ce cours était donné simultanément aux étudiants de 2ème BA et aux étudiants de 1ère licence. Le local était grand, les étudiants nombreux.

 

Le professeur prit la parole et commença son cours en parlant de gamètes, de spermatozoïdes, d’ovule, de fécondation, d’éprouvettes, et autres joyeusetés du genre. Clara se souvint de ce cours, dans sa vie d’avant. Sur le moment, elle avait trouvé cela franchement débile. On ne parle pas de biologie à des étudiants en droit pour leur faire comprendre ce qu’est la vie !

 

Puis, elle s’était rendue compte que ce serait, sans doute aucun, l’heure de cours qui la marquerait le plus. Toute sa vie, elle se souviendrait de ce professeur parlant de gamètes et se demandant quand commence la vie. Au moment de la fécondation de l’ovule par le spermatozoïde ? Au moment où l’ovule fécondée se « raccroche » à l’utérus ? Au moment où un contact se crée entre l’utérus et l’ovule fécondée ? Au moment où le bébé commence à être valablement formé ? Au moment où le bébé naît ?

 

Elle prit note, se concentrant sur le cours. Elle ne vit pas l’heure passer. Quand la pause arriva, elle fut soulagée : elle commençait à avoir des crampes à la main. Elle dégusta un Twix®. Le professeur reprit et les étudiants se remirent à prendre note. Ou à rêvasser.

 

Le cours se termina juste un peu avant 13 heures. Les filles allèrent dîner au restaurant universitaire. Elles discutaient garçons.

 

Céline et Manon avaient un petit copain depuis un bout de temps déjà. Mais les autres étaient encore toutes célibataires. Elles firent la liste des garçons célibataires qu’elles connaissaient et essayèrent de se caser l’une l’autre. Après moult éclats de rires, elles en vinrent à la conclusion qu’elles resteraient à jamais célibataires.

 

C’est le moment que choisit Nicolas pour entrer dans le restaurant et venir saluer Clara. Elle le présenta à la troupe de filles et l’invita à se joindre à elles. Elles avaient investi une table ronde. Elles se serrèrent un peu et Nicolas eut la place pour glisser une chaise entre Clara et Manon. Clara ne pouvait s’empêcher de regarder Nicolas. Alors, elle lui posa une série de questions, pour avoir une raison de le regarder.

 

Les filles firent de même, et le jeune homme fut littéralement assailli de questions. Il y répondit de bon cœur et questionna à son tour les demoiselles. A la fin du repas, il prit congé d’elles, et glissa à l’oreille de Clara :

 

-         Tu ne m’as pas encore appelé. J’attends de tes nouvelles avec impatience.

 

Un grand sourire étira les lèvres de Clara. Ce que Manon ne manqua pas de remarquer.

14:16 Écrit par Tayiam dans Clara | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

23/07/2007

Clara (21)

Clara cligna des yeux. Son réveil sonnait. Elle le regarda perplexe. Il était donc déjà 8 heures ?

 

Elle ne s’était pas réveillée cette nuit. De deux choses l’une : soit elle s’était habituée à ses cauchemars au point qu’elle ne s’en réveillait plus et qu’elle ne s’en souvenait ; soit, elle n’en n’avait pas fait. Elle préféra opter pour la seconde solution.

 

Elle se leva péniblement. Elle détestait le matin. C’était le pire moment de la journée : celui où il fallait s’extirper de ses draps moelleux pour plonger dans le monde cruel qui l’entourait. A savoir, en premier lieu, la salle de bain.

 

Clara aimait les bains. Les douches aussi, un peu moins, cela dit. Mais, elle détestait se déshabiller avant de rentrer dans l’eau. Et, par-dessus tout, elle haïssait sortir de l’eau. Elle exécrait ce moment où le corps entier, tout dégoulinant, est recouvert de chair de poule. Cette sensation de froid, de mal-être ! Si on pouvait prendre une douche sans ce sentiment à la clef, ce serait le paradis, se dit-elle.  

 

Une fois habillée et maquillée, elle descendit déjeuner. Un bol de céréales avec du lait froid. Ses petits frères déjeunaient des mêmes céréales mais avec du lait chaud.

 

-         Imane, je peux conduire les enfants à l’école, si vous voulez.

-         Tu en es sûre ? Cela ne te dérange pas ?

-         Non, pas du tout. C’est sur mon chemin.

-         Alors, je suis d’accord.

-         Allez, en route, les monstres, sinon, on va être en retard !

 

Clara partit à l’université en faisant un léger détour par l’école des petits. Elle arriva à l’arrêt du bus, et son père passa en voiture devant elle.

 

-         Je te dépose ?

-         Si tu veux. Tu ne vas pas au travail ?

-         Si, mais Arthur n’a pas de livraisons à faire, ce matin. C’est lui qui ouvrira le magasin.

-         Alors, ça marche.

 

Clara grimpa dans la voiture de son père. Elle mettrait plus de temps en voiture qu’en bus. Son père prendrait sûrement un de ses éternels raccourcis qui les retarderaient plus qu’autre chose. Mais elle s’en contrefichait. Ils passeraient du temps ensemble et c’est tout ce qui comptait.

 

Ils discutèrent. De tout et de rien. Il lui demanda des nouvelles de sa mère. S’inquiéta pour ses études. Aborda le sujet de la santé. Clara en profita pour conseiller à son père de faire un check-up complet. Mehdi s’en contrefoutait de sa santé. Il s’en faisait pour sa fille et n’avait toujours pas compris ce qui la tracassait. Mais il n’en dit rien et acquiesça.

 

Ils arrivèrent enfin à l’université. Elle embrassa son père et descendit rejoindre Manon qui attendait devant les valves.

23:20 Écrit par Tayiam dans Clara | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/07/2007

Clara (20)

Clara rentra chez elle. Elle tapa le PV de la réunion et l’envoya par mail aux autres membres du Bureau Etudiant.

 

Elle décida ensuite de prendre une feuille de papier et de poser par écrit toutes les raisons qui lui venaient en tête et qui pouvaient expliquer son retour dans le passé. Elle nota tout. Même les raisons qui lui semblaient les plus farfelues.

 

Cela lui prit une petite heure.

 

Elle décida ensuite de faire un bilan de cette année « à recommencer ». Que s’était-il passé de si extraordinaire ? Quels évènements avaient été importants ? Qu’est-ce qui en était ressorti de positif ? Et de négatif ? Qu’est-ce qui devait absolument ne pas se passer de la même façon ? Qu’est-ce qui, au contraire, devrait se reproduire ?

 

Une fois ce travail exécuté, elle prit un classeur et une série d’intercalaires.

 

Sur la tranche du premier intercalaire, elle nota « pourquoi ». C’est là qu’elle rangea le premier document qu’elle venait de rédiger. Sur le deuxième, elle écrivit « journal ». C’est là qu’elle placerait chaque jour une fiche reprenant les éléments qui pouvaient paraître pertinents pour expliquer ce mystère. Sur le troisième, elle nota « changement ». Elle y relèverait les éléments qui avaient changé par rapport à sa vie d’avant. Sur le quatrième, elle indiqua « bilan ». Elle y glissa le second document. Sur le dernier, elle inscrivit « divers ». Elle ne savait pas à quoi ce dernier espace servirait. Mais, elle savait que c’était souvent utile.

 

Elle prit une nouvelle feuille de papier. Elle y relata sa première journée. Elle la data. Et fit de même pour tous les autres jours. Elle réunit ainsi cinq feuilles qu’elle rangea sous l’intercalaire « journal ». Elle referma le classeur et descendit dans le salon. Cela ne servait à rien de tenter de trouver une réponse maintenant. Mais, elle savait qu’elle trouverait ce qui clochait, si quelque chose clochait, quand elle relirait ces documents à tête reposée.

 

Son père regardait un match de foot, confortablement installé dans le fauteuil. Sa belle-mère cuisinait. Son petit frère dormait. L’autre se battait avec son père pour savoir quelle équipe gagnerait le match.

 

Clara se souvint soudain que sa belle-maman était enceinte. Elle l’ignorait encore, mais elle était enceinte. Le bébé avait vu le jour deux mois avant le décès de son père. Elle repensa au bébé. Il était beau. Il avait de grands yeux noisettes, un beau sourire, des toutes petites mains, des touts petits pieds. Il était un mélange exceptionnel de ses deux grands frères, tout en étant unique. Clara sourit à son souvenir. Elle se dirigea vers la cuisine et dressa la table. Le dîner allait être servi.

23:10 Écrit par Tayiam dans Clara | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/07/2007

Rien

-         Tayiam ?

-         Mmh…

-         Tu penses à qui, là ?

-         Moi ? A personne pourquoi ?

-         Dis, je te connais, hein. Quand tu prends cet air-là, c’est que tu penses à quelqu'un !

-         Mais, dis donc, je me permets de me mêler de ce qui ne me regarde pas dans ta vie ?

-         Oui ! Bon, alors ?

-         Non, rien. Pfff… Je ne pense à rien. Rien d’important.

-         Donc, c’est un garçon.

-         Pourquoi tu dis ça ?

-         Parce que je te connais. Alors, et ce garçon ?

-         Rien.

-         Ouh là. Il est casé, c’est ça ?

-         Moui. Enfin, je pense. Je n’en sais rien.

-         D’accord. Je vois.

-         Tu vois quoi ?

-         Pas vous deux ensemble, en tout cas.

-         Merci, ça me remonte le moral, dis donc !

-         Ce n’est pas ça, Tayiam, mais, si tu ne fais rien, ben, il ne se passera rien.

-         Ah oui ? Et pourquoi ce ne pourrait pas être lui qui fasse quelque chose ?

-         Parce que c’est toi qui flashes sur lui !

-         Ah, ben, tu vois, tu mets exactement le doigt dessus ! C’est moi qui flashe sur lui. Pas l’inverse. Donc, ça ne sert à rien de rêver. Bref, je ne pense à rien d’important, je te l’avais bien dit.

-         Tu me désespères, Tayiam !

-         Moi aussi, t’inquiète…

23:59 Écrit par Tayiam dans Dialogue avec une folle | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/07/2007

La première fois que l'on aime

Ah, nostalgie, quand tu nous tiens !

 

Sans savoir pourquoi ni comment, une chanson m'est venue en tête. Une de ces vieilles chansons qui ont bercé mon enfance et ma pré-adolescence. Je ne suis pas arrivée à la trouver sur radioblog, alors, je ne vous en livre que les paroles.

 


La première fois que l'on aime

Hélène Rollès

 

La première fois que l'on aime
C'est comme un poème
Qui vous rend fou

C'est comme un ciel qui se lève
Après la tempête
En plein mois d'août

C'est comme une joie extrême
Après une peine
Quelque chose de si doux
Que l'on voudrait à jamais
Pouvoir le garder
Comme un secret

La première fois que l'on aime
C'est comme un problème
Qui se dissout

C'est comme un soleil immense
Un grand coup de chance
Qui vous rend fou

C'est comme des millions de fleurs
Remplies de bonheur
Au fond de votre cœur

Et l'on voudrait pour toujours
Garder cet amour
Rien que pour nous

Et l'on voudrait crier
Dire au monde entier
Qu'enfin c'est arrivé
Et quand tu m'as dit je t'aime
J'ai su en moi-même
Que c'était vrai

C'est comme une joie extrême
Après une peine
Quelque chose de si doux

Car l'on voudrait pour toujours
Garder cet amour
Rien que pour vous

00:07 Écrit par Tayiam dans Chansons | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

13/07/2007

Le pot de mayonnaise et les deux tasses de café.

Voici un mail que j'ai reçu. Une de ces chaînes à renvoyer. Sauf que là, rien de mal ne vous arrivera si vous ne le renvoyez pas. Ni rien de bien si vous le renvoyez.

Il s'agit juste d'un message à faire passer. Un petit moment de philosophie. Et, j'ai particulièrement aimé ce moment de philosophie. Au point que j'ai préféré le partager sur ce blog plutôt que via mail.


Lorsque les choses dans votre vie semblent trop difficiles, lorsque 24 heures par jour n'est plus suffisant,

rappelez-vous le pot de mayonnaise et les deux tasses de café...

Avant son cours de philosophie, un professeur est debout en avant de la classe avec quelques objets devant lui.


Lorsque le cours commence, il prend doucement un très grand pot de mayonnaise vide et commence à  le remplir avec des balles de golf.

Ensuite, il demande aux étudiants si le pot est plein. Ils sont tous d'accord pour dire que le pot est plein.

Le professeur prend alors une boîte de cailloux et les verse dans le pot.

Il secoue le pot doucement. Les cailloux roulent dans les espaces laissés entre les balles de golf. Ensuite, il redemande aux étudiants si le pot est plein. Ils sont tous d'accord pour dire que le pot est plein.

Le professeur prend ensuite une boîte de sable et verse le sable dans le pot.

Évidemment, le sable remplit tout l'espace restant. Il demande une autre fois si le pot est plein. Les étudiants répondent unanimement que le pot est plein.

Le professeur prend ensuite deux tasses de café cachées sous son bureau, et les verse complètement dans le pot et le café remplit tous les espaces laissés par le sable. Les étudiants rient.

« Maintenant! », dit le professeur lorsque les rires s'estompent, « je veux que vous imaginiez que ce pot représente votre vie.

Les balles de golf représentent les choses importantes : votre famille, vos enfants, votre santé, vos ami(e)s et vos passions favorites. Les choses qui font que, si vous perdez tout le reste sauf ces choses, votre vie restera remplie.

Les cailloux représentent les autres choses importantes à vos yeux comme votre emploi, votre maison et votre auto. Le sable représente tout le reste, les petites choses. »

« Si vous placez le sable en premier dans le pot » continue le professeur « alors il n'y aura plus de place pour les cailloux ni pour les balles de golf. C'est la même chose dans la vie. Si vous dépensez toute votre énergie sur les petites choses, vous n'aurez jamais de place dans votre vie pour les choses que vous trouvez importantes. »

Portez attention aux moments critiques de votre bonheur. Jouez avec vos enfants. Prenez le temps d'aller voir votre médecin pour votre examen général. Invitez votre amoureux (se) au restaurant. Jouez un autre 18 trous. Il sera toujours temps de nettoyer la maison et de réparer le broyeur.

Prenez soin de vos balles de golf en premier. Les choses ayant vraiment de l'importance. Réévaluez vos priorités. Le reste étant seulement du sable.

Un des étudiants lève la main et demande ce que le café représente.

Le professeur répond en souriant « Je suis heureux que vous me posiez la question. Le café est là  seulement pour vous rappeler que peu importe comment votre vie semble remplie, il y a toujours de la place pour déguster deux bons cafés avec un(e) ami(e).

15:41 Écrit par Tayiam dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Retour

-         Tayiam, tu es morte ?

-         Mais, non, pourquoi ?

-         Ben, tu n’as plus posté depuis un mois et deux jours !

-         Non ?!

-         Ben, si.

-         Mon Dieu, que le temps passe vite !

-         Je te l’accorde. Mais, tu ne nous aurais pas un peu oublié, des fois ?

-         Non, non. D’ailleurs, j’ai continué à écrire des billets, mais, je ne les ai pas encore publiés, c'est tout…

-         Et Clara ?

-         Ah, oui, Clara. Là, j’avoue que je n’y ai plus touché depuis un petit temps. Mais, je vais m’y remettre. Promis. Je vais m’y remettre. Tu es contente, comme ça ?

 

12:23 Écrit par Tayiam dans Dialogue avec une folle | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |