01/11/2006

Luc et Marion

Luc ouvre un œil. Une odeur de café frais et de pain chaud lui monte aux narines depuis quelques minutes déjà. Marion commence à travailler avant lui et prépare donc le petit déjeuner.

 

Le satin des draps lui caresse le corps.

 

Un moment parfait !

 

Luc reste étendu sur son lit quelques instants, profitant du calme de la maison, de la chaleur du lit et de la douceur des draps.

 

Marion est toute guillerette, ce matin. Luc est surpris de la voir débouler dans la chambre, nue sous son peignoir, avec un plateau contenant un petit déjeuner pour deux.

 

-         J’ai appelé nos bureaux respectifs et nous ai fait portés pâles, dit-elle sur un clin d’œil.

 

Luc sourit. Décidément, ce matin est parfait.

 

Marion attrape une petite table pliante qui convient à merveille aux petits déjeuners au lit et se glisse sous les draps encore chauds, à côté de Luc, après avoir déposé le plateau. Des mains se perdent sous les draps, des caresses sont volées furtivement, des baisers entrecoupent les bouchées de pain frais et encore tiède. Puis, le déjeuner est tout à fait abandonné, les amoureux ne pensant plus qu’à l’autre et se consacrant tout entiers au plaisir de son partenaire.

 

Allongés côte à côte, Marion et Luc sourient dans la nuit.

 

Leur couple, hier encore se fissurait. Aujourd’hui, il se ressoude. Après avoir fait l’amour, ils se sont promenés dans le parc qui se situe à quelques pâtés de maisons seulement de leur logement. Durant cette longue promenade, ils ont d’abord consacré du temps à profiter de la nature qui les entourait. Ce paysage d’automne est tellement beau. Ces couleurs chaudes, dans ce temps si froid, donne envie de s’y perdre. Les oiseaux chantent, d’un chant plus silencieux qu’au cœur de l’été. Plus calme. Main dans la main, ils se sont enfoncés dans les buissons qui annoncent le début du bois.

 

Arrivés à une clairière, ils se sont assis, l’un contre l’autre. Luc avait aimé ce moment de paix, de silence, de solitude partagée. Marion avait des tas de choses à dire. Mais, pour une fois, elle avait laissé à Luc le temps de profiter…

 

Alors, ils ont parlé. De leurs soucis, de leurs rancunes, de leurs desideratas, de leur parents, de leur boulot, de leur maison. Marion s’était libérée d’un poids. Luc comprenait un peu mieux sa moitié. Ils ont fait des projets, des promesses, ils ont échangés quelques baisers, bien à l’abri des regards indiscrets, au milieu de leur clairière si peu connue du public.

 

Puis, main dans la main, ils sont rentrés chez eux. En silence, méditant sur leurs paroles.

 

Allongés côte à côte, Marion et Luc sourient dans la nuit.

23:45 Écrit par Tayiam dans Article | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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