20/04/2007

Un jour...

Un jour, sans que l’on comprenne pourquoi et encore moins comment, les choses changent. Parfois en bien, parfois pas.

 

Un jour, vous avez un ami auquel vous tenez fort, sans toujours le montrer.

 

Un jour une distance commence à s’installer. On la sent venir. On ne sait pas trop quoi faire. Comment réagir. On se dit que ça passera. Il n’y a aucune raison, après tout.

 

Puis, un jour, il faut se rendre à l’évidence. Un froid s’est installé. Mais pas un froid à la belge. Non, non. Un froid aussi rude qu’en Russie ou en Alaska. Un froid sec. Qui fait mal.

 

Sans doute, à ce moment-là, est-il trop tard. Ou pas. Comment savoir ?

 

Vous retournez la question dans tous les sens. Mais, il n’y a rien de plus difficile que de voir la poutre dans son propre œil, alors que la paille dans l’œil de l’autre est si visible !

 

Vous vous posez un milliard de questions… qui restent définitivement sans réponses.

 

Alors, vous avez envie de baisser les bras. A quoi bon ?

 

Si cet ami ne vous comprend pas ou si vous n’arrivez pas à le comprendre, est-ce vraiment un ami ? Est-ce que cela en vaut vraiment la peine ?

 

Et pourtant, au fond de vous, vous n’avez pas envie de baisser les bras. Vous savez que cela en vaut la peine. Et vous n’avez pas envie de vous admettre vaincue. Pas si vite. Pas si facilement. Et puis, vous sentez que, sans doute, quelque part, vous devez avoir quelque chose à vous reprocher. Quelque chose d’important.

 

Sinon, vous n’en seriez pas là, tous les deux.

 

Mais quoi ? Vous vous remettez en question. Vous savez que vous n’êtes pas l’ami idéal. D’ailleurs, vous ne vous supporteriez pas deux secondes ! Mais vous êtes tel que vous êtes. C’est à prendre ou à laisser. Et, là, c’est visiblement à laisser.

 

Alors, un jour, par colère, vous vous mettez à faire le relevé de ce que l’autre aurait dû ou pu faire pour vous. De quel droit se permet-il de vous reprocher quoi que ce soit ? Vous aussi pourriez lui en vouloir, d’abord.

 

Mais c’est tellement puéril de réagir comme ça. Vous le sentez instinctivement. Vous vous trouvez ridicule. Parce que vous vous permettez de prendre la place de la victime, alors que c’est l’autre qui souffre. C’est l’autre qui a mal. C’est l’autre qui vous en veut.

 

Et les jours passent. Invariablement.

 

Et le froid persiste. Moins vigoureux, certes, mais tout aussi douloureux.

 

Cela dit, vous faites semblant de rien. Vous ne voulez pas admettre que cela vous touche vraiment. Vous faites comme si ce n’était rien. En le relevant, certes, mais sur le ton de l’humour. Néanmoins, votre rire est jaune.

 

Combien de temps une situation pareille peut-elle durer ? Souvent, vous vous posez la question. Vous savez qu’un jour vous aurez la réponse. Vous savez aussi qu’un jour vous connaîtrez le fin mot de l’histoire.

 

Mais ce temps paraît si lointain… Et la réponse vous fait tellement peur…

00:49 Écrit par Tayiam dans Personnel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

;) Parfait!

Écrit par : Cin | 20/04/2007

Par quels méandres s'installe, incidieuse, la distance? Que l'on provoque inconsciemment ou que l'autre creuse sans véritable raison?
Toute relation mérite que les mots soient clairement posés... Cet appel et le post qui suit semblent confirmer que le dialogue est en suspens...
A l'ère de toutes les ressources technologiques de communication, qu'il est difficile de rompre certain silence...
Merci de ton passage Tayiam. Nul doute que je reviendrai te voir..
Très amicalement..

Écrit par : Elle | 22/04/2007

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