30/04/2007

Politique

La politique est l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde.

 

Paul Valéry

15:48 Écrit par Tayiam dans Citation | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

29/04/2007

Clara (19)

Clara prit note pendant la réunion et resta silencieuse.

 

Elle avait pris de bonnes résolutions. La vie lui avait donné, par une chance inimaginable, le droit de tout recommencer. Elle comptait en faire bon usage. Elle avait donc décidé, entre autres, d’essayer d’être plus posée, de ne plus s’énerver trop vite, de prendre le temps d’écouter son interlocuteur avant de donner son propre avis.

 

Clara relut ses notes et se rendit compte qu’ils avaient encore du chemin à faire. Elle ne se souvenait pas qu’ils n’en étaient encore que là, en délégation étudiante. Elle repensa aux longues heures passées en Commission facultaire de la recherche et de l’enseignement pour mettre en place le nouveau programme de Master de la Faculté de Droit, suite au décret dit « de Bologne » qui réaménageait tout le système d’études universitaires.

 

La Commission s’était réunie tous les jeudis après-midi jusqu’à ce que le programme soit fin prêt. De longues heures durant, les divers clans de la Faculté s’étaient disputés la moindre parcelle d’heures de cours. Clara avait été fort déçue, au fond, par toute cette mascarade. Alors, ce n’était que ça, l’Université ? Des clans qui se chamaillent comme des enfants pour déterminer lequel serait le plus fort, le meilleur ? Bien sûr, c’était plus que ça, elle le savait. Il y avait la lutte au financement, pour faire progresser la recherche qui, in fine, ne pouvait qu’améliorer la qualité de l’enseignement. Elle savait que ces « guè-guerres » n’étaient qu’un moyen d’obtenir des financements supplémentaires. En effet, si telle matière obtenait un certain nombre d’heures de cours supplémentaires, cela augmenterait, pouvait-on espérer, le budget accordé à la recherche dans ces matières.

 

Mais elle avait eu une image tellement « idéale » de l’Université, que ces réunions lui avaient fait l’effet d’une douche froide.

 

La réunion du BE était sur le point de prendre fin, et Alexis demanda si quelqu'un était prêt à taper un PV de celle-ci. Clara se proposa. Le jeune homme demanda aussi que tous lisent le décret, si possible, pour la prochaine réunion, histoire de savoir de quoi on parlait. Clara savait que seul lui le lirait. Et elle, cette fois-ci.

 

La réunion s’acheva dans un brouhaha joyeux.

 

Clara remit de l’ordre dans ses papiers. Lorsqu’elle leva la tête, elle vit Raoul. Elle lui fit un grand sourire et le salua. Mais au même moment, elle se souvint qu’ils ne s’étaient encore vus que quelques fois. Il était encore loin, à cet instant, d’être un ami. A peine une connaissance. Quelqu'un qu’elle avait croisé au Bureau Etudiant. Il la regarda bizarrement, la salua à son tour, avec un sourcil levé par l’étonnement que le sourire de Clara avait suscité.

 

La jeune fille baissa les yeux et se remit à ranger ses affaires. Elle repensa à la façon dont leur amitié était née. Il avait passé le premier quadrimestre de cette année académique-là en Erasmus. Mais, il jouait dans la Revue de Droit 2006. Il imitait un des professeurs les plus connus de la Faculté. C’est là qu’ils avaient vraiment fait connaissance, car elle avait joué, elle aussi, dans cette Revue.

 

Mais, une fois de plus, Clara eut cette impression de mal aise. Comme si elle n’était pas à sa place. Sa place était en 2007, pas en 2006…

23:57 Écrit par Tayiam dans Clara | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Richesse

Le métissage des cultures fait la richesse d'un peuple !

17:26 Écrit par Tayiam dans Citation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/04/2007

La célébrité

La célébrité, c'est pas facile à assumer. Je ne vois rien de pire. Si, peut-être l'anonymat.

 

Guy Bedos

11:55 Écrit par Tayiam dans Citation | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Lui

Je pense à lui.

 

Dans les moindres gestes que j’exécute, dans mes moindres faits, dans mes moindres paroles, mon esprit est tourné vers lui.

 

Je repense à tout ce qu’il me disait. A tout ce qu’on a fait ensemble. A tout ce qu’on n’a pas fait aussi.

 

Souvent, je le regarde. Mes yeux sont rivés aux siens. Puis, je baisse mon regard. Je ne peux m’empêcher de sentir une boule au fond de ma gorge et quelques larmes perler aux coins de mes yeux.

 

C’est dingue comme une relation peut changer du jour au lendemain. C’est dingue comme la vision qu’on a de quelqu'un peut varier d’un jour à l’autre. 

 

Nous étions en disputes le matin. Le soir, je le pleurais. En moins de douze heures, je lui ai tout pardonné. Plus rien n’avait d’importance.

 

Nous sommes passés d’une relation père – fille à une relation orpheline – photo… Un an déjà, et je n’arrive toujours pas à m’y faire. Un an et vingt-trois jours et c’est comme si le temps ne s’était pas écoulé. Comme si tout ce que j’avais vécu depuis lors n’était qu’un mauvais songe et que j’allais me réveiller bientôt.

 

Mais, une voix au fond de mon cœur sait que ce n’est pas vrai. Que je suis bien dans le présent. Que la vie ne fera pas marche arrière. Que j’ai beau raconter Clara, l’écrire, l’effacer, l’imaginer, la réécrire, l’inventer, la modifier, cela ne changera rien au fait que les choses sont ce qu’elles sont.

 

Bordel de merde, ce soir, j’aimerais tellement être cette Clara !

00:25 Écrit par Tayiam dans Personnel | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

25/04/2007

Wonderwall

Juste parce que j'ai cette chanson en tête depuis de longues semaines!

 

Wonderwall - Oasis

 

Today is gonna be
the day that they're gonna throw it back to you
By now you shoulda somehow realized what you gotta do
I don't believe that anybody feels the way I do about you now

Back beat, the word is on the street that the fire in your heart
is out
I'm sure you've heard it all before but you never really had a
doubt
I don't believe that anybody feels the way I do about you now

And all the roads we have to walk are winding
And all the lights that lead us there are blinding
There are many things that I would like to say to you
But I don't know how

Because maybe
You're gonna be the one that saves me
And after all
You're my wonderwall

Today was gonna be the day but they'll never throw it back to you
By now you shoulda somehow realized what you're not to do
I don't believe that anybody feels the way I do about you now

And all the roads that lead you there were winding
And all the lights that light the way are blinding
There are many things that I would like to say to you
But I don't know how

I said maybe
You're gonna be the one that saves me
And after all
You're my wonderwall

I said maybe
You're gonna be the one that saves me
And after all
You're my wonderwall

I said maybe
You're gonna be the one that saves me
You're gonna be the one that saves me
You're gonna be the one that saves me

00:31 Écrit par Tayiam dans Chansons | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

23/04/2007

Les yeux

Voici un poème trouvé au hasard d'une flânerie, mais qui m'a particulièrement touchée...

 

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l'aurore ;
Ils dorment au fond des tombeaux,
Et le soleil se lève encore.

Les nuits, plus douces que les jours,
Ont enchanté des yeux sans nombre ;
Les étoiles brillent toujours,
Et les yeux se sont remplis d'ombre.

Oh ! qu'ils aient perdu le regard,
Non, non cela n'est pas possible !
Ils se sont tournés quelque part
Vers ce qu'on nomme l'invisible ;

Et comme les astres penchants
Nous quittent, mais au ciel demeurent,
Les prunelles ont leurs couchants,
Mais il n'est pas vrai qu'elles meurent.

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore,
De l'autre côté des tombeaux,
Les yeux qu'on ferme voient encore.

 

Sully Prudhomme

23:52 Écrit par Tayiam dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/04/2007

Il faut du temps

CAS1U3C5

 

 

 

Donne-moi des nouvelles de nous
Tu vois rien ne tient plus debout
Donne-moi les règles du jeu
A quoi on joue tous les deux

Je passe mes jours à te chercher
Tu cherches encore à m'éviter
Je parle mais je parle à personne
Dis-moi où nous en sommes

Nous contenter de peu
Ce n'est pas c'qu'on a fait de mieux

Il faut du temps
Mais avons-nous le coeur assez grand
Qu'est-ce qu'on attend
Pour changer tout
J'veux des nouvelles de nous

On s'accroche au meilleur au fond
On s'attache à c'qu'il reste de bon
Des photos et des vielles chansons
Mais c'est plus comme avant

Toi tu sais tout c'qu'il reste de nous
Qui pourrait appeler ça d'l'amour
Des étrangers, c'est c'qu'on devient
Dis est-ce que tu y tiens

Nos leurres, nos différends
Je t'en demandais pas autant

Il faut du temps
Mais avons nous le coeur assez grand
Qu'est-ce qu'on attend
Pour changer tout
J'veux des nouvelles de nous

Il faut du temps
Un peu d'espoir
Pour changer l'histoire
Qu'est-ce qu'on attend
Même s'il faut du temps
J'veux des nouvelles de nous

Qu'est-ce qu'on devient
Est-ce qu'on y peut rien
Est-ce qu'on y prend goût?

Qu'est-ce qui nous tient
Qu'est-ce qui est bien
J'veux des nouvelles de nous

 

Pascal Obispo

23:25 Écrit par Tayiam dans Chansons | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

20/04/2007

Un jour...

Un jour, sans que l’on comprenne pourquoi et encore moins comment, les choses changent. Parfois en bien, parfois pas.

 

Un jour, vous avez un ami auquel vous tenez fort, sans toujours le montrer.

 

Un jour une distance commence à s’installer. On la sent venir. On ne sait pas trop quoi faire. Comment réagir. On se dit que ça passera. Il n’y a aucune raison, après tout.

 

Puis, un jour, il faut se rendre à l’évidence. Un froid s’est installé. Mais pas un froid à la belge. Non, non. Un froid aussi rude qu’en Russie ou en Alaska. Un froid sec. Qui fait mal.

 

Sans doute, à ce moment-là, est-il trop tard. Ou pas. Comment savoir ?

 

Vous retournez la question dans tous les sens. Mais, il n’y a rien de plus difficile que de voir la poutre dans son propre œil, alors que la paille dans l’œil de l’autre est si visible !

 

Vous vous posez un milliard de questions… qui restent définitivement sans réponses.

 

Alors, vous avez envie de baisser les bras. A quoi bon ?

 

Si cet ami ne vous comprend pas ou si vous n’arrivez pas à le comprendre, est-ce vraiment un ami ? Est-ce que cela en vaut vraiment la peine ?

 

Et pourtant, au fond de vous, vous n’avez pas envie de baisser les bras. Vous savez que cela en vaut la peine. Et vous n’avez pas envie de vous admettre vaincue. Pas si vite. Pas si facilement. Et puis, vous sentez que, sans doute, quelque part, vous devez avoir quelque chose à vous reprocher. Quelque chose d’important.

 

Sinon, vous n’en seriez pas là, tous les deux.

 

Mais quoi ? Vous vous remettez en question. Vous savez que vous n’êtes pas l’ami idéal. D’ailleurs, vous ne vous supporteriez pas deux secondes ! Mais vous êtes tel que vous êtes. C’est à prendre ou à laisser. Et, là, c’est visiblement à laisser.

 

Alors, un jour, par colère, vous vous mettez à faire le relevé de ce que l’autre aurait dû ou pu faire pour vous. De quel droit se permet-il de vous reprocher quoi que ce soit ? Vous aussi pourriez lui en vouloir, d’abord.

 

Mais c’est tellement puéril de réagir comme ça. Vous le sentez instinctivement. Vous vous trouvez ridicule. Parce que vous vous permettez de prendre la place de la victime, alors que c’est l’autre qui souffre. C’est l’autre qui a mal. C’est l’autre qui vous en veut.

 

Et les jours passent. Invariablement.

 

Et le froid persiste. Moins vigoureux, certes, mais tout aussi douloureux.

 

Cela dit, vous faites semblant de rien. Vous ne voulez pas admettre que cela vous touche vraiment. Vous faites comme si ce n’était rien. En le relevant, certes, mais sur le ton de l’humour. Néanmoins, votre rire est jaune.

 

Combien de temps une situation pareille peut-elle durer ? Souvent, vous vous posez la question. Vous savez qu’un jour vous aurez la réponse. Vous savez aussi qu’un jour vous connaîtrez le fin mot de l’histoire.

 

Mais ce temps paraît si lointain… Et la réponse vous fait tellement peur…

00:49 Écrit par Tayiam dans Personnel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

14/04/2007

Clara (18)

Clara assura sa permanence syllabus. Elle était entourée de Julian, le Président de la Commission syllabus et d’Amel, la Vice-présidente du BE. Ils en étaient encore à la version papier du système et cela fit tout drôle à Clara de retravailler dans des fichiers en papier. Quand Louise et elle avaient repris la Commission, elles l’avaient informatisée, créant des fichiers Excel pour chaque syllabus, et simplifiant ainsi la tâche des membres. C’est en tout cas l’impression qu’elles avaient eue.

 

Camille entra dans le local. Clara la salua, et cette dernière la regarda bizarrement.

 

-         Nous nous connaissons ?

 

Clara se rendit alors compte que Camille et elle ne se connaissaient pas encore à ce moment-là. Elle n’était entrée au BE que quelques mois plus tard. Clara ne savait que répondre, quand elle se souvint que Camille faisait partie des Novelles, le journal facultaire.

 

-         Tu es rédactrice des Novelles, non ? En plus, on s’est croisée au cours de droit de la famille. Tu ne te souviens pas ? bluffa Clara.

-         Si, si, bien, sûr, répondit la jeune fille pas très convaincue, mais voulant faire bonne figure.

-         Tu viens commander un syllabus ?

-         Non, je voulais demander si vous saviez quand le syllabus de Droit des obligations allait sortir.

-         Au second semestre, je pense.

-         Merci.

-         De rien. Au revoir, Camille.

 

Clara sentait son cœur battre très fort, ce qui était un peu idiot, elle en convenait. Il n’y avait pas mort d’homme, elle avait juste dit bonjour à quelqu'un qui ne la connaissait pas. Pas encore.

 

Clara savait que cela arriverait encore quelques fois. Il faudrait qu’elle s’y habitue. Et qu’elle apprenne à bluffer. Mais, elle ne s’en était pas trop mal tirée avec Camille. Elle était fière d’elle.

 

La Commission prit fin, et Clara sortit prendre un peu l’air. Le temps était au beau fixe. Il y avait un peu de soleil, un peu de vent, juste ce qu’il fallait des deux. Elle s’assit quelques minutes dans l’herbe puis, regagna le bâtiment H.

 

Elle pénétra dans le local du Bureau Etudiant. Alexis avait convoqué une réunion avec l’ensemble des délégués, pour faire le point concernant le décret dit « de Bologne ».  Clara savait qu’elle n’allait rien apprendre à cette réunion, mais elle ne se rappelait plus trop où ils en étaient sur ce dossier. Et elle avait hâte de le boucler au plus vite, et de ne pas le laisser traîner jusqu’aux examens, si possible.

 

Le local était presque complet. Alexis arrivait toujours à forcer les gens à se bouger. Et même si Clara n’appréciait pas toujours ses manières elle devait bien lui reconnaître cette qualité.

 

Elle prit place aux côtés d’Eymeric, un étudiant de son année, frère d’Ilan, étudiant en 2ème licence, en droit également, et délégué d’année. Clara savait qu’elle se lierait rapidement d’amitié avec les deux frères. Enfin, si sa vie ressemblait à sa vie d’avant, ce qu’elle espérait pour certains points.

23:46 Écrit par Tayiam dans Clara | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Rêve d'enfant

Je suis fan des animaux. Quand j'étais petite, j'ai eu plusieurs chats. Le dernier en date s'appelait Flocon, parce qu'il était tout blanc.
Je me suis toujours dit que "quand je serai grande", j'aurais au moins un chien et un chat.
Et quad je vois ce genre de photo, je ne peux que fondre.
Comment ne pas avoir envie de les adopter, tous ?
berger allemand chiot
CA6E4HD8
CACPEBC1
CAZA36BS
CACPSVX9
CACTQNC9


Mais, mon coup de coeur (décidément, ces jours-ci, je n'ai que ça, des coups de coeur! :P), c'est bien eux:
CAC1WOR5
 
S'entendre comme chien et chat, dit-on souvent...
Hum... Plutôt comme chiot et chaton!
 
 
Vivement que j'ai un appartement (ou une maison, mais là, j'ai encore le temps) pour que je puisse enfin réaliser ce rêve d'enfant...

18:52 Écrit par Tayiam dans Personnel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Clara (17)

Sébastien Morel observait Nicolas Lemaire. Il discutait avec une jeune fille d’une vingtaine d’années, plutôt ronde, avec des cheveux châtains mi-longs et des lunettes. Il n’en voyait pas plus de là où il était, si ce n’est qu’elle portait un long pantalon gris, et un pull noir à col V, ainsi qu’une veste couleur grisâtre, avait-il l’impression.

 

Nicolas était en costume, comme à son habitude. Un beau costume gris, bien coupé. Décidément, ils s’accordaient bien tout les deux !

 

Sébastien décida d’aller à la rencontre de Nicolas.

 

-         Bonjour, le salua-t-il.

-         Bonjour Seb. Comment vas-tu ?

-         Bien et toi ? Tu ne me présentes pas à la demoiselle ?

-         Si, bien sûr ! Clara, je te présente Sébastien Morel, assistant ici, à l’ULB. Seb, je te présente Clara… Tiens, je ne connais même pas ton nom de famille !

-         Tayeb. Clara Tayeb.

-         Bien, ben, je te présente Clara Tayeb, donc.

-         Enchantée de faire votre connaissance, salua Clara.

-         Moi de même.

 

Sébastien et Nicolas discutèrent quelques instants, Sébastien prenant le soin d’ignorer superbement la jeune fille. Puis, il prit congé d’eux.  

 

-         Ton ami a l’air d’être un sacré phénomène, lui dit-elle.

-         En effet, admit Nicolas. Oh, il n’est pas méchant, mais a juste parfois tendance à prendre certaines personnes de haut. Ne le prends pas personnellement.

-         D’accord, si tu le dis. Bon, je vais devoir te laisser, j’ai du travail qui m’attend. Mais, on pourrait aller manger un bout ensemble un de ces jours.

 

Clara se surprit toute seule de son audace.

 

-         Avec plaisir. C’est quand tu veux. Tiens, voici ma carte, tu peux me téléphoner quand tu veux.

-         Ta carte ! Ca fait classe, tout de suite, ça. « Tiens voici ma carte », fit-elle semblant de l’imiter en prenant un ton hautain.

 

Ils éclatèrent de rire et se séparèrent sur un sourire.

00:03 Écrit par Tayiam dans Clara | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

13/04/2007

Coup de coeur... :P

Mon second coup de coeur du jour, c'est quand même de savoir poster des images, dorénavant!

:D

10:18 Écrit par Tayiam dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Une main

tendresse

Une petite main dans une grande...

J'aime cette image qui m'évoque une certaine sérénité. Une certaine confiance aussi. Mon imagination me dit que c'est une main d'homme... Une main d'enfant dans la main de son papa.

Mais, un grand enfant, déjà! Il doit avoir dix ans. Peut-être douze. L'âge où on commence à croire que l'on est vraiment "grand" et que l'on peut vraiment tout faire tout seul, mais qu'en même temps on a encore tellement besoin de ses parents à ses côtés.

Cette image est mon coup de coeur du jour! Sourire

10:14 Écrit par Tayiam dans Personnel | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/04/2007

Clara (16)

Clara et Nicolas se croisèrent dans le couloir du bâtiment H. Nicolas étaient vraiment venu pour le boulot à ce moment-là. Mais il profita de l’aubaine pour inviter la jeune fille à boire un verre. Elle accepta avec plaisir.

 

Ils se retrouvèrent au P’tit Yoyo, la cafétéria de l’université.

 

Ils discutèrent un long moment. Clara se sentait de plus en plus succomber aux charmes de ce jeune homme. Il était beau, déjà. Cela dit, Clara n’était pas très exigeante sur ce critère-là. Mais, surtout, il avait une belle voix, grave et chaude. Elle écoutait presque plus sa voix que ce qu’il disait.

 

Le temps passa vite. Ils ne regardèrent l’heure que bien après que les aiguilles aient fait le tour du cadran. Nicolas avait du travail qui l’attendait. Clara aussi. Elle assurait la permanence « syllabus » sur l’heure du midi. Ils durent donc se quitter, mais ce fut bien malgré eux, car Nicolas devait bien avouer qu’il commençait à beaucoup l’apprécier, ce petit bout de femme.

12:50 Écrit par Tayiam dans Clara | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

05/04/2007

Lucas...

Un enfant marche le long de la digue.

Il pense à sa maman.

Elle lui manque tellement.

Il vit dans une chouette famille pourtant.

Et il sait qu'il a de la chance.

Ses camarades, à l'institution, n'ont pas eu sa chance.

Certains y sont encore.

D'autres sont tombés dans des familles affreuses.

Lui, il a eu une famille de bourgeois, comme sa maman aurait dit.

Ils ont les moyens, il le sait.

Tellement plus que sa maman.

Et ils sont attentionnés aussi.

Mais tellement moins que sa maman.

Sa basket droite caresse le sable de sa pointe.

Il s'est arrêté de marcher.

Il pleure.

Tout doucement.

Sa maman est à l'hôpital, depuis maintenant 1 an.

Son nouveau mari l'a tellement frappée qu'elle en a perdu connaissance.

Mais cela ne l'a pas pas empêché de continuer à déverser sa haine sur elle.

Lucas était dans sa chambre.

Il était mort de peur.

Il voyait sa maman étalée sur le sol.

Mais, son instinct de survie lui dictait que s'il sortait de sa chambre, il aurait droit au même sort.

Mais, il ne voulait pas être lâche, le petit Lucas.

Alors, il a pris le téléphone.

Discrètement.

Son beau-père était tellement occupé qu'il n'a rien vu.

Et il a téléphoné au numéro que sa maman lui avait demandé d'apprendre par coeur : le 112.

 Une gentille voix d'homme avait répondu.

Et quelques instants plus tard, des policiers sonnaient à sa porte.

Le cauchemar se finissait pour la maman de Lucas.

L'homme fut emmené, les menottes aux poings.

Lucas et sa maman furent conduits à l'hôpital, mais dans deux services différents.

Lucas ne put pas rester auprès de sa maman.

Ensuite, on le conduisit dans une institution qui s'occupait des enfants.

Des enfants maltraités et délinquants.

Un jour, l'éducateur était venu le chercher et lui avait présenté sa future famille d'accueil.

Quelques jours plus tard, il déménageait.

C'est comme ça qu'il a atterri là.

Sa famille d'accueil a une maison à Ostende.

C'est là qu'il est, en ce moment.

Mais, son coeur est avec sa maman.

Elle va beaucoup mieux, ces derniers temps.

Mais les médecins ne se prononcent pas encore sur la date de sa future sortie.

Elle a eu de nombreuses fractures qui ont nécessité plusieurs opérations chirurgicales.

Lucas recommence à marcher.

Il se dirige vers "sa" maison.

Sa famille lui a permis d'aller voir sa maman avant de partir à la mer.

Le centre ne le lui permettait que deux fois par mois.

Grâce à sa famille d'accueil, il avait pu voir sa maman quatre fois, ce mois-ci, déjà.

Il avait de la chance.

Alors, Lucas a décidé de leur offrir un petit cadeau, avec l'argent de poches qu'ils lui donnent, chaque semaine.

Il arrive enfin devant le magasin de fleurs.

il achète un bouquet de fleurs blanches. Parce que le blanc est la couleur préférée de Lucas.

Puis, il va chercher un beau cadre. Un cadre en bois, en forme de coeur.

Il y place une photo d'eux trois.

Et il achète, enfin, une carte. Une jolie carte, où il écrit :

"Mèrssi bocou poure tou se ce vous fète poure moi é ma maman"

Il a pris beaucoup de soin pour écrire ces quelques mots.

Il a huit ans, mais un retard important de scolarité.

Il a bien été à l'école, mais pas de façon régulière.

Sauf depuis un an.

Mais, il a encore beaucoup de choses à apprendre.

Il est content de lui.

Il s'en retourne vers la maison.

Sa famille d'accueil sait qu'elle ne pourra pas le garder longtemps. Elle sait que tout cela n'est que provisoire. Mais elle sait aussi que c'est important pour le petit bonhomme qu'elle a recueilli. Elle sait qu'il va en garder un souvenir éternel et que cette période est extrêmement difficile pour lui.

Sa maman d'accueil, Martine a les larmes aux yeux en recevant ces quelques présents. Elle sait que, quelque part, elle a réussi sa mission. 

Elle a, elle aussi, une surprise pour Lucas.

Sa maman peut sortir de l'hôpital, demain.

Et elle va commencer toutes les procédures pour pouvoir récupérer la garde de son enfant.  

Martine l'aidera. Pour Lucas.

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 Un jour comme ça...

Il y a des jours, comme ça, qui ne sont pas comme les autres. Des jours qu'on aimerait oublier, des souvenirs qu'on aimerait enterrer. Mais d'autres souvenirs dont on voudrait se rappeler toujours aussi.

Aujourd'hui, je n'ai fait que ressasser des souvenirs tristes. Mais, pourquoi, au fond?

Alors, j'aimerais finir ma soirée en évoquant des souvenirs joyeux. Mais pas n'importe lesquels, évidemment. Des souvenirs concernant la même personne que celle à laquelle j'ai pensé toute la journée, plus que les autres jours, sans doute. Mon père.

Nous n'étions pas hyper proches, mais il était toujours là.

Il avait ses défauts. Insupportables ! Comme celui d'avoir toujours raison. Mais pas "toujours raison" à la Benoît ou Cavit, non, un "toujours raison" à la "moi", càd, sans vraiment avoir raison... Lol! (Mais, chut, il ne faut pas dire que j'ai dit ça!)

Alors, on se disputait, parfois pour rire, parfois pas, parce qu'évidemment, nos vérités étaient différentes, mais nous étions tout deux persuadés d'avoir raison ! Cela dit, si, sur le moment, ce n'était pas drôle, on en riait souvent par après ! Qu'est-ce qu'on était ridicules, quand même...

La première fois que je me suis installée chez lui, il y a deux ans, il avait mis son tout beau pyjama, pour me faire bonne impression! J'ai donc vu mon père descendre fièrement les marches avec un pyjama rouge pétant! Cela faisait très bizarre de le voir, soudain, "en toute intimité". Bon, il a tenu quelques jours, puis, il a vite remis sa tenue traditionnel de "dodo", càd, euh, ... je ne sais pas trop, en fait, il ne se changeait que quand on allait dormir. C'était toujours lui qui allait dormir en dernier.

Je me rappelle aussi de mon Bal de rhéto. Mon père était venu en début de soirée. Il nous avait aidés pour l'organisation. C'était lui, entre autres, qui nous avait trouvé l'endroit où on avait acheté nos boissons. C'était lui qui m'avait acheté ma tenue de bal, aussi. Dont des sandales avec un talon de 40 cm au moins (oui, bon, 8 dans la vraie vie, mais c'est énorme ! Et cela fait horriblement mal aux pieds... ). Il a offert quelques verres à mes amis, a discuté un peu, puis, quand l'ambiance a commencé à venir, il s'est discrètement éclipsé, "pour nous laisser entre jeunes". Tous mes amis, ce soir-là, avaient trouvé mon père "cool"! J'en étais toute fière!

Mais, je crois que de tout cela, le souvenir le plus ancré en moi, c'est quand j'étais petite. Toute petite. Et qu'il était encore avec ma maman. Pour moi, à cette époque, c'était mon papa à moi qui était le plus fort de toute la planète ! Quand j'avais peur, je pleurais après lui, parce qu'avec lui, comme avec ma maman, rien ne pouvait m'arriver. J'étais en sécurité.

Un jour, ma maman s'était évanouie. J'avais 4 - 5 ans. J'ai crié après lui. De toutes mes forces. Et soudain, il est entré dans l'appartement. Toute naïve que j'étais, j'avais cru qu'il m'avait entendue de son travail. (Son travail était quand même à 10 minutes à pieds de la maison... :lol:) Mais, ce jour-là, j'ai vraiment cru qu'il me suffirait, à l'avenir, de crier son nom très fort pour qu'il arrive à mes côtés.

Pour la petite histoire, la voisine, inquiète de m'entendre hurler, avait téléphoné à mon père, à son travail. Et c'est pour cela qu'il était arrivé, tout simplement... ;)

Mais, cette histoire résume bien la confiance absolue que j'avais en lui.

Les choses ont beaucoup changé, ensuite. L'adolescence, la distance, les conflits entre adultes, ...

Mais, si je regrette beaucoup de choses, je ne regretterai jamais d'avoir repris contact avec lui, et d'avoir eu la chance, ou plutôt l'honneur de connaître vraiment mon père. Avec ses défauts et ses qualités.

Aujourd'hui, à 17 heures, cela a fait un an qu'il s'est éteint...

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