04/05/2007

Cauchemar

Ce blocus de m**** n’avance pas.

 

Je me suis, pour changer, levée à 11h30…

 

J’ai fait surtout un cauchemar affreux. J’ai rêvé, enfin, cauchemardé que ma mère était morte. J’avais, d’un coup, mes cinq petits frères et sœurs à charge. Le mari de ma mère avait décidé de baisser les bras. Il me laissait m’occuper de tout et ruminait ses sombres pensées…

 

C’est la plus âgée de mes sœurs, qui a 14 ans dans la vraie vie, qui m’inquiétait le plus.

 

Elle se renfermait sur elle-même, devenant agressive. Je me sentais mal, j’avais envie de pleurer, j’avais mal à l’estomac. L’affreux cauchemar du décès de mon père reprenait vie. Avec toutes les douleurs physiques et psychologiques que cela entraîne. Mais, je devais faire face. Pour mes sœurs. Pour mes frères. Parce que je restais la seule à pouvoir rester près d’eux. J’étais la seule adulte responsable de leur entourage.

 

Leur mère était morte, leur père les avait abandonnés. Et moi, je ne pouvais pas m’appesantir sur mon propre sort. Il y a avait un intérêt supérieur en jeu. L’intérêt de cinq petits bouts de chou.

 

Mais, je n’avais pas la moindre idée de ce que je pouvais leur dire pour atténuer leur souffrance. Comment leur expliquer que maman n’était plus là. Pour toujours. Et que papa les aimait très fort, mais ne pouvait pas rester près d’eux parce qu’il ne gérait pas ?

 

Comment leur dire du bien de leur père, alors que je le déteste ?

 

Comment leur faire comprendre que ce n’était pas la faute de notre mère si elle était partie ?  

 

Lorsque j’ai enfin émergé de ce cauchemar, j’avais physiquement mal au ventre, j’avais quelques larmes qui avaient coulé malgré tout, le long de mes tempes (position allongée oblige), j’étais pliée en trois, en position fœtale, les poings serrés.

 

La santé de ma mère est, certes, inquiétante. Mais, pour le moment, elle est suivie. Et tout devrait aller bien. Inch’allah, comme on dit chez nous !

 

Mais, la seule chose que j’ai envie de faire, là tout de suite, c’est prendre le tram, aller chez ma mère et la serrer dans mes bras.

14:06 Écrit par Tayiam dans Personnel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

oui... se rassurer, toucher du doigt la réalité pour que s'efface le cauchemar.
Serrer au fond du coeur la certitude du présent.

Écrit par : Elle | 05/05/2007

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