27/05/2007

She's the one

She's the one

 

I was her she was me,

We were one we were free
And if there's somebody calling me on,
she's the one

And if there's somebody calling me on, she's the one

 

We were young we were wrong

We were fine all along
And if there's somebody calling me on, she's the one

When you get to where you wanna go

and you know the things you wanna know

you're smiling
When you said what you wanna say

and you know the way you wanna play

you'll be so high you'll be flying

Though the sea will be strong

I know we'll carry on
'Cos if there's somebody calling me on, she's the one
If there's somebody calling me on, she's the one

When you get to where you wanna go

and you know the things you wanna know

you're smiling
When you said what you wanna say

and you know the way you wanna say it

you'll be so high you'll be flying

 

I was her she was me,

we were one we were free
And if there's somebody calling me on, she's the one

And if there's somebody calling me on, she's the one

 

If there's somebody calling me on
She's the one, yeah, she's the one
If there's somebody calling me on
She's the one, she's the one
If there's somebody calling me on
She's the one

 

Robbie Williams

23:42 Écrit par Tayiam dans Chansons | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

...

Y a des jours, comme ça, où tout va mal !

 

Vous en avez déjà vécu, non ? De ces jours où tout ce que vous faites tourne au vinaigre…

 

Et bien, aujourd’hui, ce n’était pas un jour comme ça…

 

Non, non. Aujourd’hui, c’était un jour où le temps est passé méga vite. Genre que soudain, il est 17 heures, t’as encore rien mangé, t’as à peine étudié 20 pages et voilà !

 

Puis, tu vas à la cuisine, tu prépares à manger, tu manges en regardant Grey’s anatomy, tu fais ta vaisselle, et pouf ! Il est 22 heures…  

 

Ouais, ben, c’était un jour comme ça. Très bizarre comme expérience. A ne pas tenter en période d’examen !

 

A moins que ce ne soit qu’un rêve et que demain matin, on ne soit que dimanche… Mais, bizarrement, j’en doute…

23:31 Écrit par Tayiam dans Personnel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/05/2007

Blocus

-         Pfff… J’en ai marre de cette session d’examens qui n’en finit pas !

-         Euh, Tayiam, tu parles de la session qui a commencé… lundi ?

-         Ben, de quelle autre session veux-tu que je te parle ?

-         Ah, non. Je ne sais pas. C’est juste que… Comment dire…

-         Comment ça, « comment dire » ?? Que sous-entends-tu par là ?

-         Mais, rien, Tayiam !

-         Ah, oui, rien ? Bon, tu ne sais pas mentir, alors dis-moi !

-         M’enfin, Tayiam. Si je te dis rien, c’est rien. Quelle susceptibilité !

-         Si tu lisais le blog d’Anaïs, tu saurais qu’il ne faut jamais dire à une personne susceptible qu’elle est susceptible ! Et puis, d’abord, je ne suis pas susceptible ! Je suis irritable. C’est le docteur qui l’a dit. De toutes façons, tout ça, c’est à cause des examens !

-         Ah… Parce que tu n’es pas suscep… irritable pendant l’année ?

-         Ben, non. Sauf quand j’ai des raisons de stresser.

-         Et tu en as toujours des raisons de stresser, en fait ?

-         Mais, euh ! Dis toute suite que je suis insupportable, tant que tu y es !

-         Ah, moi, je ne dis rien du tout, tu sais…

-         Evidemment !

-         Bon et sinon, tes examens, ça va ? Tu avances bien dans ton étude ?

-         Retourne le couteau dans la plaie, va ! Ben, non, ça n’avance pas !

-         Mais, pourquoi Tayiam ?

-         Ben, parce que la session est trop longue. Il y a un moment où tu commences à saturer, c’est tout !

-         Mais, Tayiam, ça ne fait qu’une semaine que ça a commencé !

-         Oui, et alors ??

-         Ben, tu en as encore pour au moins 5 semaines, si tu n’as pas de seconde session !

-         Ah, ben, merci de m’encourager, merci !

-         De rien, Tayiam, de rien !

 

09:46 Écrit par Tayiam dans Dialogue avec une folle | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

18/05/2007

Le bonheur

CAYTWRSN
Si on ne voulait qu'être heureux, cela serait bientôt fait. Mais, on veut être plus heureux que les autres, et cela est presque toujours difficile parce que nous croyons les autres plus heureux qu'ils ne sont.
 
Montesquieu

00:10 Écrit par Tayiam dans Citation | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

16/05/2007

L'encre de tes yeux

Puisqu'on ne vivra jamais tous les deux
Puisqu'on est fous, puisqu'on est seuls
Puisqu'ils sont si nombreux
Même la morale parle pour eux
J'aimerais quand même te dire
Tout ce que j'ai pu écrire
Je l'ai puisé à l'encre de tes yeux.

Je n'avais pas vu que tu portais des chaînes
À trop vouloir te regarder,
J'en oubliais les miennes
On rêvait de Venise et de liberté
J'aimerais quand même te dire
Tout ce que j'ai pu écrire
C'est ton sourire qui me l'a dicté.

Tu viendras longtemps marcher dans mes rêves
Tu viendras toujours du côté
Où le soleil se lève
Et si malgré ça j'arrive à t'oublier
J'aimerais quand même te dire
Tout ce que j'ai pu écrire
Aura longtemps le parfum des regrets.

Mais puisqu'on ne vivra jamais tous les deux
Puisqu'on est fous, puisqu'on est seuls
Puisqu'ils sont si nombreux
Même la morale parle pour eux
J'aimerais quand même te dire
Tout ce que j'ai pu écrire
Je l'ai puisé à l'encre de tes yeux.

 

Francis Cabrel


23:13 Écrit par Tayiam dans Chansons | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

...

Je le vois. Il est là. Face à moi. Juste au bout de la rue.

 

Cela doit être un rêve. Une hallucination.

 

Ce n’est pas possible.

 

Mais, plus j’avance, plus je le reconnais.

 

Mon cœur bat de plus en plus fort et de plus en plus vite.

 

Puis, soudain, il se tourne face à moi.

 

Il me regarde bizarrement.

 

Mon cœur fait un bond dans ma poitrine.

 

Ce n’est pas lui.

 

Ce n’était, une fois de plus, qu’un sale tour de mon imagination.

 

J’avance.

 

Je baisse les yeux en passant devant l’inconnu qui continue à me dévisager.

 

J’arrive enfin à destination : la maison où je l’ai vu pour la dernière fois.

 

Ma maison, en quelque sorte.

 

Mon frère m’ouvre la porte et me serre dans ses bras.

 

Lui aussi a eu peur. Un arbre s’est écrasé dans le jardin. Ce dimanche.

 

Il est content de me voir. Cela efface un instant le sentiment étrange que je viens de ressentir.

 

Nous nous regardons, nous nous asseyons, nous parlons.

 

De l’école, du choix qu’il devra faire bientôt, de l’orientation qu’il prendra.

 

Il me demande comment j’étais, moi, en primaire.

 

« Tu sais, tu peux demander à … Enfin, tu sais, euh, ça allait plutôt bien, en primaire. Comme toi, je réussissais plutôt bien en ne faisant pas grand-chose. Mais ça change, en secondaire, là il faut bosser. »

 

« Papa me disait souvent ça, que toi en primaire, tu me ressemblais »

 

Nous nous regardons, nous sourions. Nous avons pensé à lui au même instant.

 

Comme si un fil invisible nous reliait tous les trois.

 

Nous nous sourions et ne disons plus rien.

 

Nous sommes simplement plongés chacun dans nos souvenirs.

 

Je me rappelle ce jour où mon père m’a présenté le petit.

 

Il avait quatre ans. Je m’en rappellerai toute ma vie, je pense.

 

Etrangement, j’ai l’impression que mon frère se rappelle du même instant.

00:27 Écrit par Tayiam dans Personnel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

12/05/2007

Des rêves honteux...

-         Bonjour Docteur

-         Bonjour. Je vous en prie asseyez-vous.

-         Merci.

-         Je vous écoute.

-         Je… Je ne sais pas trop par quoi commencer. Je… Je crois qu’il y a une chose importante que vous devriez savoir. En réalité, c’est la raison pour laquelle j’ai commencé à venir vous consulter.

-         Bien, je suis à votre écoute. Racontez-moi, je vous en prie.

-         Je… Je fais des rêves bizarres, docteur. J’ai peur d’être malade. Vraiment malade…

-         Quel genre de rêve ?

-         Des rêves de nature érotique, docteur.

-         Vous semblez considérer que ces rêves sont répréhensibles. Y a-t-il une raison particulière ?

-         Oui.

-         Laquelle ?

-         Je… Ce ne sont pas des femmes qui peuplent mes rêves. Mais des enfants. Je… Je rêve que… que mes doigts les touchent.

-         Les touchent où ?

-         … Je touche… Je… Je touche leur sexe.

-         Et que ressentez-vous à ce moment-là ?

-         Je… C’est comme si je faisais quelque chose de bien, comme si je leur faisais du bien. Mon Dieu, quelle horreur ! Comment puis-je faire ce genre de rêve, docteur ? Ce sont des enfants, enfin !

 

Jean éclate en sanglots. Il ne pleure pas souvent, pourtant. Mais, là, l’émotion est à son comble. Il vient d’avouer à quelqu'un d’humain sa pire honte, sa plus grande souffrance mais aussi sa plus grande peur. Il rêve qu’il touche des enfants, parfois même qu’il leur demande de faire des choses très intimes. Dans ses rêves, ce sont toujours des filles. Des petites filles d’une dizaine d’années. Elles ont l’air si heureuses dans ses rêves.

 

Il se dégoûte lui-même depuis qu’il a commencé ces rêves. Il pensait que cela s’arrêterait, que ce n’était que la peur de devenir bientôt papa qui l’effrayait. Mais, ces rêves perdurent depuis six mois déjà, et sa femme est sur le point d’accoucher. D’une petite fille.

 

Il n’a rien dit de ces rêves à son épouse. Il l’aime trop pour risquer de la perdre.

 

Alors, il a décidé de venir consulter un psy. Cela fait deux mois que la thérapie a commencé. Il voulait attendre d’avoir confiance en sa thérapeute avant de lui avouer. Il savait que c’était ridicule car c’était son métier, mais en même temps, il ne pouvait pas venir devant un pur inconnu lui dire ce qu’il venait de lui avouer.

 

Il a peur. De plus en plus. Et si il était pédophile ? Et si un jour il faisait du mal à sa fille ou à tout autre enfant, d’ailleurs ? Et s’il l’avait déjà fait et qu’il ne s’en souvenait plus ?

 

Des milliards de questions tournaient dans sa tête.

 

Une fois lancé, il ne s’arrête plus. Il raconte, il raconte. Il raconte ses rêves et son dégoût de lui-même à chaque réveil. Il aimerait tellement comprendre ce qui lui arrive. Il est prêt à prendre n’importe quel traitement pour juste redevenir normal. Il a peur.

 

**

 

Cela fait deux mois que Jean a révélé son secret. En deux mois, il a appris beaucoup de choses sur lui-même. Bien sûr, il lui faudra encore du temps. Du temps pour oublier ces rêves qui ont, heureusement, disparu. Du temps pour oublier d’autres choses aussi.

 

Au fil de sa thérapie, il est remonté jusqu’à sa tendre enfance. De récit en récit de souvenirs d’enfant, il s’est un jour rappelé une scène qu’il avait tenté d’enfouir au plus profond de lui. Son oncle aimait bien les enfants. Un peu trop bien, malheureusement.

 

Un jour, Jean était rentré par inadvertance dans la chambre de son oncle qui était « occupé » avec une petite fille. Jean avait pris ses jambes à son cou. Du haut de ses six ans, il avait très bien compris que son oncle et la petite fille faisaient les mêmes choses dégueulasses que sa maman et son papa, la nuit.

 

Son oncle l’avait rattrapé. Ils avaient longuement discuté, et son oncle lui avait alors expliqué qu’ils ne faisaient rien de mal, au contraire, il faisait du bien à la petite fille. Mais que cela devait quand même rester un secret entre Jean et lui.

 

Jean était mort de trouille. Il n’y avait pas une once de gentillesse dans le regard de son oncle, juste de la démence. Il avait couru dans les jupes de sa mère et n’avait plus décollé de là.

 

Il n’en avait jamais parlé à personne et avait enfoui ce souvenir très très loin dans sa tête.

 

Maintenant qu’il a redécouvert ce lourd secret, il tente de se reconstruire. Petit à petit. Il a fini par en parler à sa femme qui a, entre temps, accouché d’une petite fille merveilleuse. A deux, ils construisent à présent leur vie, qu’on leur souhaite la plus épanouie possible.

09:10 Écrit par Tayiam dans Article | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

09/05/2007

Merci!

Je l’ai vu ! Le beau, le seul, le grand… Gad Elmaleh !

 

C’était vraiment génial. Il m’a fait rire pendant plus d’une heure et demie. L’ambiance était au RDV.

 

Seule chose à déplorer : des débiles qui se croient drôles à hurler en plein spectacle, interrompant l’artiste à maintes reprises, allant même jusqu’à lui gâcher son final. Une spectatrice ira même jusqu’à crier « TA GUEULE » aux « dérangeurs ». Remarque à laquelle Gad répondra par un « merci ! J’avais envie de le dire depuis une heure ! ».

 

Ce qui est vraiment génial, c’est qu’il prend le temps de s’intéresser un minimum aux spécificités de l’endroit où il joue, intégrant cela dans son spectacle. C’est ainsi qu’il nous a fait rire sur des feintes concernant Forest National ou Uccle…

 

Je dois avouer que j’avais une légère appréhension. Je connais le DVD par cœur. J’avais peur de ne revoir que ce que je connaissais déjà. Pas du tout ! S’il a repris texto la chanson de R’N’B « J’suis pas un bouffon », le reste avait vraiment été modifié en profondeur. Certains passages faisaient référence à certains passages du DVD, comme la partie sur l’Eurovision. Quant au reste, rien ne correspondait au DVD.

 

Et c’est ce qui a fait que j’ai passé une excellente soirée, pleine de surprises, de rire, de mal aux poignets et aux mains, tant je tapais fort, etc.

 

Merci à l’artiste !

 

Merci Gad Elmaleh !

11:57 Écrit par Tayiam dans Personnel | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

08/05/2007

Gad

-         Je vais le voir, je vais le voir !

-         Qui, Tayiam ?

-         Ben, Gad !

-         Gad ?

-         Gad Elmaleh…

-         Tu le connais ?

-         Mais, non. Je vais voir son spectacle, à Forest National.

-         Celui que tu connais par cœur ?

-         Euh… Ouais, mais bon. Ce n’est pas de ma faute. Je le connaissais déjà après l’avoir vu deux fois…

-         Si tu retenais tes cours aussi vite, ce serait sympa, non ? Mais, dis-moi Tayiam, tu l’as déjà vu combien de fois, ce spectacle ?

-         Ouh, ben, là, tu vois, je ne compte plus. Au moins 50 fois, certains passages. D’autres, que deux ou trois.

-         Tu ne serais pas autiste des fois ?

-         Je n’en sais rien. Ma sœur a eu des problèmes de ce genre, peut-être que je suis atteinte, sous une forme extrêmement légère.

-         Oui, enfin, légère, c’est toi qui le dis, hein.

-         Mais, euh ! Je ne te permets pas.

-         Je te rassure, je me permets toute seule !

-         J’avais remarqué, merci.

-         Et tes examens, dans tout ça, Tayiam ?

-         Oh, ça va. C’est ce soir. J’ai toute la journée pour étudier. D’ailleurs, j’avais prévu de me lever tôt.

-         Et tu t’es levée à quelle heure ?

-         A 11h… C’est con, mais pour qu’un réveil sonne, il faut le brancher… 

11:35 Écrit par Tayiam dans Dialogue avec une folle | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06/05/2007

Je m'y suis mise

-         Ca y est, je m’y suis mise !

-         A quoi, Tayiam ?

-         Ben, au sport !

-         Au sport ? Vraiment ? Mais, c’est bien ça, Tayiam !

-         Oui, enfin, bon. Ne t’imagine rien de grandiose non plus, hein.

-         Que veux-tu dire ?

-         Ben, rien. Juste que je ne fais que 15 minutes par jour. Et que je n’ai pas encore fait mes 15 minutes du jour…

-         Attends, comment ça, 15 minutes par jour ? Tu fais quel type de sport, Tayiam ?

-         Ben, tu sais, le machin où tu regardes un monsieur tout moche et tout musclé qui bouge sur de la musique et que tu fais tout pareil que lui ! Ben ça…

-         Ok… Hum. Et pourquoi tu ne fais que 15 minutes, Tayiam ?

-         Ben, parce que c’est fatiguant, euh ! Et que ça prend du temps, mine de rien, 15 minutes !

-         Bah, oui. Ca prend ¼ d’heure en effet.

-         Ah ! Tu vois.

-         Bon et pourquoi n’as-tu pas encore fait tes 15 minutes quotidiennes ?

-         Parce que je n’en ai pas encore eu le temps.

-         Ah, parce que tu as beaucoup étudié aujourd’hui ?

-         Non, non. J’ai pris une douche, j’ai été sur internet, j’ai envoyé des mails à des profs, j’ai envoyé des CV un peu partout, j’ai lu des blogs, j’ai, euh… ah oui, mangé. Et j’ai étudié 16 pages de droits et libertés.

-         Hum… Il est quand même 17h30 !!

-         Oui, oui. J’y retourne, j’y retourne !

-         Etudier ?

-         Non, envoyer des mails…

17:39 Écrit par Tayiam dans Dialogue avec une folle | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

05/05/2007

Maux

Si on ne peut guérir de ses maux, que faire d'autre que vivre avec ?

 

Oxmo Puccino

22:56 Écrit par Tayiam dans Citation | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

04/05/2007

Un père ?

Un père ? Eh bien, celui qui te prend sur ses genoux quand tu pleures, et qui s'assied près de toi le soir lorsque tu as peur de t'endormir, pour te raconter une histoire.

 

Yves Bonnefoy

15:36 Écrit par Tayiam dans Citation | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Cauchemar

Ce blocus de m**** n’avance pas.

 

Je me suis, pour changer, levée à 11h30…

 

J’ai fait surtout un cauchemar affreux. J’ai rêvé, enfin, cauchemardé que ma mère était morte. J’avais, d’un coup, mes cinq petits frères et sœurs à charge. Le mari de ma mère avait décidé de baisser les bras. Il me laissait m’occuper de tout et ruminait ses sombres pensées…

 

C’est la plus âgée de mes sœurs, qui a 14 ans dans la vraie vie, qui m’inquiétait le plus.

 

Elle se renfermait sur elle-même, devenant agressive. Je me sentais mal, j’avais envie de pleurer, j’avais mal à l’estomac. L’affreux cauchemar du décès de mon père reprenait vie. Avec toutes les douleurs physiques et psychologiques que cela entraîne. Mais, je devais faire face. Pour mes sœurs. Pour mes frères. Parce que je restais la seule à pouvoir rester près d’eux. J’étais la seule adulte responsable de leur entourage.

 

Leur mère était morte, leur père les avait abandonnés. Et moi, je ne pouvais pas m’appesantir sur mon propre sort. Il y a avait un intérêt supérieur en jeu. L’intérêt de cinq petits bouts de chou.

 

Mais, je n’avais pas la moindre idée de ce que je pouvais leur dire pour atténuer leur souffrance. Comment leur expliquer que maman n’était plus là. Pour toujours. Et que papa les aimait très fort, mais ne pouvait pas rester près d’eux parce qu’il ne gérait pas ?

 

Comment leur dire du bien de leur père, alors que je le déteste ?

 

Comment leur faire comprendre que ce n’était pas la faute de notre mère si elle était partie ?  

 

Lorsque j’ai enfin émergé de ce cauchemar, j’avais physiquement mal au ventre, j’avais quelques larmes qui avaient coulé malgré tout, le long de mes tempes (position allongée oblige), j’étais pliée en trois, en position fœtale, les poings serrés.

 

La santé de ma mère est, certes, inquiétante. Mais, pour le moment, elle est suivie. Et tout devrait aller bien. Inch’allah, comme on dit chez nous !

 

Mais, la seule chose que j’ai envie de faire, là tout de suite, c’est prendre le tram, aller chez ma mère et la serrer dans mes bras.

14:06 Écrit par Tayiam dans Personnel | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/05/2007

Mentir

On peut mentir pour des dizaines de raisons... Mais, il en faut au moins une!

 

Entendu dans la série "Docteur House"

09:34 Écrit par Tayiam dans Citation | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

01/05/2007

Simplement (2)

Vincent la regarda passer, là, devant lui, dans cette rue commerçante.

 

C’était à nouveau elle, Sophie. Il n’osa pas l’approcher. Il avait peur qu’elle ne le reconnaisse pas, qu’elle ait changé d’opinion, qu’elle ait soudainement décidé qu’elle n’avait pas à lui adresser la parole, à lui, ce pauvre clodo.

 

Ses yeux se tournèrent pourtant vers lui et lui sourirent.

 

Il se leva, doucement, son regard toujours rivé au sien.

 

Elle tenait un sachet à la main gauche et deux gobelets à la main droite. Lorsqu’elle fut face à lui, elle lui tendit l’un des gobelets. Il le prit, et but une gorgée de café chaud et sucré. Cela faisait du bien.

 

Elle ouvrit le sachet. Vincent y découvrit deux croissants et deux pains au chocolat.

 

-         Mes préférés, murmura-t-elle.

-         Moi aussi.

 

Ce furent les premiers mots qu’ils échangèrent, ce jour-là.

 

Il lui prit la main. Sophie ne recula pas. Le cœur de Vincent battit à tout rompre.

 

Ensuite, ils se baladèrent, quelques temps, dans le centre-ville.

 

Puis, elle l’emmena dans son quartier à elle.

 

Vincent ne comprenait pas. N’avait-elle pas honte de s’afficher avec lui ? Il avait beau avoir fait des efforts pour être propre, il n’en demeurait pas moins un SDF et cela se voyait, comme le nez au milieu de la figure.

 

Pourtant, cela ne semblait pas la gêner.

 

Leur discussion allait bon train lorsqu’elle s’arrêta devant une porte.

 

-         Voici mon chez-moi, lui dit-elle. J’habite au premier étage. Il te suffit de sonner ici, quand tu as envie d’un toit et d’un lit chaud. Ou d’un bon plat de spaghettis, ma spécialité. Ne te sens ni obligé ni mal à l’aise. Tu es ici le bienvenu, c’est tout.

 Et elle poursuivit son chemin comme si de rien n’était. Elle ne voulait pas qu’il soit embarrassé par sa proposition. Elle ne voulait pas le forcer à lui répondre, là tout de suite. Elle avait compris que la seule chose qui restait à Vincent, c’était sa liberté. Elle ne voulait la lui ôter sous aucun prétexte.

22:32 Écrit par Tayiam dans Des histoires simples | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Elle... Toi

Elle m’a appelée. Elle qui m’a fait tant de mal. Elle qui m’a tant déçue. Elle que je ne voulais plus jamais entendre.

 

Elle.

 

Elle, j’en ai déjà parlé. Ici.

 

Je ne suis pas de nature rancunière, pourtant. Mais, elle… Elle a dépassé les bornes, d’une certaine manière.

 

Tout cela, c’était il y a un an et vingt-six jours, Chantal… Il y a un an et vingt-six jours, tu m’as fait faire une chose que je n’aurais jamais faite sans toi. Tu m’as surtout montré un spectacle que je n’oublierai jamais. Une image qui restera gravée dans ma mémoire. Une image que j’aurais préféré ne jamais voir.

 

Par la suite, tu m’as tour à tour blessée, humiliée, abandonnée. Ces jours-là, tu as été d’un égoïsme que je ne te connaissais pas. Peut-être l’as-tu toujours été.

 

Sans doute, penses-tu que l’égoïste, dans l’histoire c’est moi. Sans doute, le penses-tu, oui.

 

Moi pas. J’ai beau tourner et retourner toute cette histoire dans ma tête, je ne vois pas ce que j’aurais à me reprocher.

 

L’amitié, c’est aussi le respect de l’autre, Chantal. De sa douleur. De sa façon de réagir. J’ai fait mon possible pour t’aider. Tu m’as, malheureusement, demandé l’impossible.

 

-         L’impossible ? Miriam, tu exagères !

 

Non, je n’exagère pas. Tu m’as demandé de faire une chose qui m’a fait beaucoup de mal. Mais, je l’ai faite. Pour toi. Parce que c’était toi.

 

Trop aveuglée par toi, ton chagrin, ta douleur, ta personne, tu n’as même pas compris. Alors que je tentais de te l’expliquer, tu as pris tout cela pour de la désinvolture, un manque de respect, que sais-je ?

 

Il y a quelques mois, je disais que j’avais besoin de temps pour oublier. Il n’y a visiblement pas encore eu assez de temps écoulé, vu l’effet que m’a fait ton coup de fil…

13:43 Écrit par Tayiam dans Personnel | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |