07/01/2008

Tout est une question de priorités

-         Tayiam ?

-         Oui ?

-         Qu’est-ce que tu fais ?

-         Je dresse une liste de ce que je dois faire

-         Faire pour quoi ?

-         Ben pour moi, pour les autres, pour le boulot, pour tout ça enfin.

-         Ah. Et tes examens, ça avance bien ?

-         Ne commence pas à m’ennuyer, Oisibo !

-         Hé, ho ! Tu sais que tu as examen, demain ?

-         Oui, je sais. Mais, j’ai des trucs à faire. Je n’ai pas le choix.

-         Pas le choix, pas le choix. On a toujours le choix, Tayiam.

-         Alors, je t’écoute. Trouve-moi une solution à tout. D’abord, je dois retrouver des listings de mails pour les donner au secrétariat.

-         Ca ne peut pas attendre demain ?

-         Non. Ils m’ont téléphoné pour les avoir aujourd’hui.

-         Et tu les as ?

-         Non. Enfin, pas les listings qu’ils veulent…

-         Par contre, tu as les tiens, non ?

-         Oui.

-         Ben, alors, envoie ton listing en attendant et tu leur donneras le bon demain.

-         Non, mais…

-         Tayiam ?!

-         Bon, d’accord. Mais, je dois consulter notre assurance pour un projet…

-         STOP ! J’ai entendu parler de ce projet. Mais, de toute façon, tu es bloquée jusqu’à demain aussi, non ?

-         Oui, mais…

-         STOP ! Y a pas de « oui mais » qui compte. Tu te renseigneras demain, après ton examen.

-         Oui, mais…

-         Tayiam !

-         Bon, soit. Ensuite, je dois comprendre pourquoi j’ai pris 200 grammes alors que j’ai fait attention. Sinon, je vais continuer à prendre 200 grammes toutes les semaines et …

-         Tayiam, tu peux arrêter de te trouver des excuses. Ca peut aussi attendre demain, non ?

-        

-         Je sais que ça compte pour toi, tout ça. Mais, tu dois te fixer des priorités. Tu le sais bien. Tu n’arrêtes pas de le répéter aux autres. Il serait temps que tu appliques tes propres conseils.

-         Mouais. Jamais été très douée pour appliquer mes conseils.

-         C’était quoi, ta bonne résolution 2008 ?

-         Bien être, Oisibo. Bien être.

-     Et bien, dedans, inclus « fixer les bonnes priorités ». Sinon, « bien être », tu peux oublier !

11:38 Écrit par Tayiam dans Dialogue avec une folle | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Bonnes résolutions 2008


- Tayiam ! Bonne année !
- Merci Oisibo. Toi aussi. Alors, tes bonnes résolutions 2008 ? C’est quoi ?
- Je n’en ai pris aucune, Tayiam.
- Ben, pourquoi ?
- Parce que je ne les suis jamais. Et toi ?
- Hum… Ben, d’habitude, je n’en prends pas vraiment, mais, cette année, ça a changé. Et je compte bien la tenir, celle-là.
- Je t’écoute.
- Cela se résume en deux mots : bien-être.
- Oh ! Ben dis donc. Quel projet ! Et tu comptes t’y prendre comment ?
- Faire du sport.
- La bonne blague ! C’était quand la dernière fois que tu as mis les pieds dans une salle de gym ?
- Y a pas près d’une semaine !
- Ah, oui, pour le marché de Noël, à l’école de ta sœur. Oui, je m’en souviens bien. Non, mais, pour faire de la gym, c’était quand, Tayiam ?
- J’sais plus. T’sais bien. Moi et les dates…
- Oui, oui. Enfin, moi, je m’en rappelle, Tayiam. La dernière fois, c’était pour le dernier cours de gym obligatoire en rhéto. Ca fait donc… 3 ans et demi.
- Bref. Je vais faire du sport. J’ai même acheté la tenue qui va avec.
- Ah, oui ! La tenue. Celle que tu as achetée il y a deux mois et que tu utilises comme pyjama ?
- Mais, non ! Je ne dors jamais avec. Je la mets juste quand je ne sors pas de chez moi. C’est tellement confortable.
- Soit. Alors, la suite.
- Manger mieux. Des légumes, des fruits. De la viande. Du poisson frais. Enfin, tout ça, quoi.
- Ah oui. Très bonne résolution, ça Tayiam. Mais, dis-moi, que vois-je dans ton armoire ? Ah, oui, des pignons de pin, du riz, du blé, des pâtes, du chocolat, des biscuits. Tiens, encore du chocolat. Des morceaux de sucres. Ah ! Du jus d’orange. A défaut de manger des fruits, tu en boiras… De la grenadine. Des pâtes. De la sauce. Du thon en boîte ! Ah ben, oui. Pour le poisson frais, j’imagine. Et tes légumes ?
- Ils sont dans le surgélateur.
- Le surgélateur. Ah, oui. Une portion de petits pois. Et… une portion d’haricots verts. Ouh. Oui, je vois. Tu risques l’indigestion au moins, avec tout ça !
- Bon, hé, Oisibo. T’as fini de saper mes bonnes résolutions ?
- Moi, je ne sape rien du tout. Tu les sapes toutes seules ! C’est bien de penser. Maintenant, achète ! Ou plutôt, n’achète pas. Pas de chocolat, pas de biscuits, pas de cake. Quoiqu’il n’y en ait pas des masses, j’avoue. Mais, surtout, achète des légumes !
- Oui, mais, là, j’suis en examens. Tu comprends. Je ne peux pas commencer maintenant !
- Oui, non, mais, je comprends. Et puis, après, ce sera le Cabaret. Ensuite, les ARPJ, ensuite, la conférence, ensuite, bah, le blocus d’avril. Puis, les examens de juin. Et ton mémoire. Après ça, il y aura ton stage. Et ta seconde session. Ca nous reporte déjà en octobre. Et là, le Bal, oui. Puis, le blocus de décembre. On est déjà en 2009. Là, il y aura tes examens de janvier, ton stage, le blocus d’avril, les examens de juin, la seconde session… D’après mes estimations, tu pourras commencer en octobre 2009… ou 2010 si tu fais une année complémentaire. Bah, ça te laisse de la marge.
- Oisibo !
- Oui ?
- Je t’emm**de !
- Moi aussi, je t’aime, Tayiam.

11:35 Écrit par Tayiam dans Dialogue avec une folle | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/01/2008

Clara (23)

Clara était à son poste, devant son ordinateur. Elle attendait que le téléphone sonne ou qu’un client arrive. Maître Mayeur passa devant son bureau, et ils discutèrent quelques instants. Clara aimait bien le vieil homme qui lui contait souvent des anecdotes.

 

Un client arriva, et Clara leva les yeux sur lui pour l’accueillir et le diriger vers le bon bureau. Mais son sourire se figea. Elle n’en croyait pas ses yeux : devant elle se trouvait le sosie de son père, en plus grand.

 

Elle n’arriva plus à articuler un seul son ni à détacher son regard de cet homme. De ce jeune homme, se dit-elle soudain, en le comparant mentalement à son père. Il devait avoir la trentaine.

 

-         Enfin, plus si jeune que ça, au fond, pensa-t-elle, le visage toujours figé.

 

Il s’approcha en souriant, regarda la jeune fille et lui demanda :

 

-         Bonjour. J’ai rendez-vous avec Maître Sticx.

-         Bonjour, balbutia-t-elle. Qui puis-je annoncer ? ajouta-t-elle comme un automate.

 

Mais, elle connaissait déjà la réponse Au fond de son cœur, elle savait ce qu’elle allait entendre.

 

-         Thomas Lechatel.

 

Clara sentit son cœur s’accélérer. Ses yeux s’agrandirent encore. Sa tête lui tourna. Elle se sentit tomber, tomber, tomber. Elle eut l’impression que rien ne pourrait jamais arrêter sa chute.

 

Soudain, elle ouvrit les yeux sur un plafond gris presque noir. Son visage était baigné de sueur. Son lit lui parut glacé. Mais très vite, elle se rendit compte que c’était son corps qui était glacé. Et recouvert d’une fine pellicule de transpiration.

 

Elle retira les couvertures qui la couvraient et se dirigea vers la salle de bain.

 

Elle aspergea son visage d’eau fraîche, retira son pyjama et en enfila un neuf. Tant pis si ça faisait de la lessive inutile en trop, songea-t-elle.

 

Elle retourna dans sa chambre. Mille et une questions tournoyaient dans sa tête.

 Elle prit son carnet, l’ouvrit à une nouvelle page et nota scrupuleusement son rêve. Elle eut du mal à se souvenir du nom de l’homme qui ressemblait étrangement à son père. Mais, il lui revint très vite et un sentiment de déjà-vu lui emplit le cœur. Elle connaissait ce nom. Il ne lui restait plus qu’à découvrir qui il était. Et pourquoi elle l’avait assimilé à son père dans son rêve.

00:11 Écrit par Tayiam dans Clara | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |