28/10/2007

Journée de rangement

 

Vous ouvrez un œil. Votre cerveau a décidé de ne pas vous laisser de répit ce week-end et s’acharne contre vos tempes depuis vendredi soir.

 

La seule chose que vous ayez envie de faire est de replonger droit dans les bras de Morphée.

 

Mais, votre bonne conscience vous rappelle à l’ordre. Vous avez encore votre appartement à ranger et à nettoyer, sans parler des 400 pages que vous vous êtes engagée à relire pour lundi.

 

Péniblement vous vous extirpez de votre couette moelleuse, vous enfilez vos pantoufles « Snoopy » et vous vous dirigez vers votre salle de bain les pieds traînants. Vous faites couler la douche pour que l’eau soit chaude quand vous rentrerez dedans.

 

Une fois votre douche terminée, vous contemplez l’état de votre salle de bain : le rideau de douche est trop court et laisse toute l’eau s’écouler sur votre tapis de bain et vous avez fait tomber le gel douche et le shampooing. Le gel douche en question s’est ouvert en touchant le tapis de bain et a délicatement laissé une jolie trace rose et gluante en plein milieu.

 

Rien que l’idée de nettoyer tout ça vous fatigue déjà.

 

Vous retournez dans votre chambre qui, elle, est miraculeusement bien rangée depuis que vous n’y vivez presque plus. Une fois séchée, vous vous rendez dans le dressing. Et là, l’horreur de la tâche qui vous attend une fois habillée vous submerge : vous n’avez plus rangé un seul vêtement convenablement depuis au moins un mois, et comme vous avez la fâcheuse tendance à essayer plusieurs tenues avant de choisir la bonne, et ce tous les jours de la semaine, il n’y a plus un seul vêtement plié…

 

Vous enfilez un pantalon de jogging et le premier t-shirt qui vous tombe sous la main et vous partez déjeuner. Vous prenez la sage décision de ne pas regarder le bazar ambiant autour de vous afin d’éviter la crise de nerfs, exercice que vous réussissez avec exploit tous les jours de votre vie.

 

Après une bonne heure passée devant la télé à ingurgiter deux tartines à la confiture et un thé, vous décidez de vous y mettre.

 

Enfin.

 

Vous commencez par votre chambre. Il n’y a rien à faire, mais votre conscience vous incite à tout faire au mieux. Vous passez une heure et demie à ôter la poussière sur l’armoire et le rebord du lit, vous refaites votre lit, vous passez l’aspirateur (qui vous vrille les tempes encore plus que votre cerveau).

 

Votre chambre bien astiquée, vous faites une pause : un kiwi, devant Ally Mc Beal.

 

L’épisode terminé (il dure 40 minutes, environ), vous vous attelez à votre salle de bain.

 

Vous hésitez à nettoyer le tapis comme vous l’a appris votre mère ou à le balancez purement et simplement dans la machine à laver. Rien qu’à imaginer le temps que ça prendrait de l’éponger puis de le frotter et de le sécher à la main, vous l’enfournez dans votre machine. Avec le tapis de toilette et le tapis de chambre.

 

Vous faites tourner la machine pendant que vous frottez la douche et la baignoire. Vous faites briller tout ce qui peut briller, vous nettoyer le sol avec du produit qui sent bon et vous vous en allez joyeusement à la cuisine, délaissant volontairement mais momentanément, vous assurez-vous, le dressing.

 

Il est déjà midi et l’heure, donc, de préparer à manger. Vous êtes seule mais décidez de préparer un vrai repas. Vous cuisinez pendant une heure, mangez pendant quarante minutes, digérez pendant une demie heure et rangez la vaisselle dans le lave-vaisselle. Vous passez un rapide coup de serpillière au sol. Votre entrain de la salle de bain diminue de plus en plus.

 

Vous vous attaquez ensuite au salon qui fait aussi office de bureau. La partie salon est impeccable. Quant à la partie bureau, vous décidez que vous n’avez pas le temps de ranger tous vos documents. Vous balancez le tout dans un panier en osier et cachez ledit panier au-dessus de votre bibliothèque sur trois autres paniers déjà remplis.

 

Une pause est bien nécessaire et vous vous affalez dans votre canapé devant le dvd de Bridget Jones avec un bol de chips.

 

Au milieu du film que vous connaissez par cœur, vous allez aux toilettes et là vous poussez un cri d’horreur.

 

Le gel douche qui se trouvait sur le tapis de bain s’est transformé en une masse compacte de mousse qui a envahi toute la salle de bain, le couloir et l’entrée de votre chambre. Vous comprenez enfin pourquoi votre mère ne mettait jamais ce tapis dans la machine à laver.

 

En bonne ménagère que vous n’êtes pas, vous décidez d’appeler votre mère à la rescousse. Malheureusement pour vous, elle ne répond pas. Vous téléphonez ensuite à votre meilleure amie qui se prépare à manger le traditionnel « poulet du dimanche » avec sa famille. Vous la suppliez de venir vous aider.

 

Elle arrive dans la demie heure, vous aide à tout ramasser et vous invite à manger chez elle.

 

Vous commencez par refuser. Vous n’avez pas fini de ranger et vous avez encore votre document à lire. Mais, elle insiste, sachant que vous ne rangerez pas le reste de l’appartement ce soir et vous promettant de lire la moitié de votre document pour vous faire gagner du temps.

 

Vous finissez par accepter. Et passez une délicieuse soirée.

 

Le retour chez vous vous fait prendre conscience que 1/ vous avez une amie formidable, 2/ votre dressing n’est toujours pas rangé et 3/ vous avez laissé le dvd tourner sur pause pendant toute la soirée. Il ne sera plus jamais lisible et vous en rachèterez un nouveau le lendemain.

17:52 Écrit par Tayiam dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

13/07/2007

Le pot de mayonnaise et les deux tasses de café.

Voici un mail que j'ai reçu. Une de ces chaînes à renvoyer. Sauf que là, rien de mal ne vous arrivera si vous ne le renvoyez pas. Ni rien de bien si vous le renvoyez.

Il s'agit juste d'un message à faire passer. Un petit moment de philosophie. Et, j'ai particulièrement aimé ce moment de philosophie. Au point que j'ai préféré le partager sur ce blog plutôt que via mail.


Lorsque les choses dans votre vie semblent trop difficiles, lorsque 24 heures par jour n'est plus suffisant,

rappelez-vous le pot de mayonnaise et les deux tasses de café...

Avant son cours de philosophie, un professeur est debout en avant de la classe avec quelques objets devant lui.


Lorsque le cours commence, il prend doucement un très grand pot de mayonnaise vide et commence à  le remplir avec des balles de golf.

Ensuite, il demande aux étudiants si le pot est plein. Ils sont tous d'accord pour dire que le pot est plein.

Le professeur prend alors une boîte de cailloux et les verse dans le pot.

Il secoue le pot doucement. Les cailloux roulent dans les espaces laissés entre les balles de golf. Ensuite, il redemande aux étudiants si le pot est plein. Ils sont tous d'accord pour dire que le pot est plein.

Le professeur prend ensuite une boîte de sable et verse le sable dans le pot.

Évidemment, le sable remplit tout l'espace restant. Il demande une autre fois si le pot est plein. Les étudiants répondent unanimement que le pot est plein.

Le professeur prend ensuite deux tasses de café cachées sous son bureau, et les verse complètement dans le pot et le café remplit tous les espaces laissés par le sable. Les étudiants rient.

« Maintenant! », dit le professeur lorsque les rires s'estompent, « je veux que vous imaginiez que ce pot représente votre vie.

Les balles de golf représentent les choses importantes : votre famille, vos enfants, votre santé, vos ami(e)s et vos passions favorites. Les choses qui font que, si vous perdez tout le reste sauf ces choses, votre vie restera remplie.

Les cailloux représentent les autres choses importantes à vos yeux comme votre emploi, votre maison et votre auto. Le sable représente tout le reste, les petites choses. »

« Si vous placez le sable en premier dans le pot » continue le professeur « alors il n'y aura plus de place pour les cailloux ni pour les balles de golf. C'est la même chose dans la vie. Si vous dépensez toute votre énergie sur les petites choses, vous n'aurez jamais de place dans votre vie pour les choses que vous trouvez importantes. »

Portez attention aux moments critiques de votre bonheur. Jouez avec vos enfants. Prenez le temps d'aller voir votre médecin pour votre examen général. Invitez votre amoureux (se) au restaurant. Jouez un autre 18 trous. Il sera toujours temps de nettoyer la maison et de réparer le broyeur.

Prenez soin de vos balles de golf en premier. Les choses ayant vraiment de l'importance. Réévaluez vos priorités. Le reste étant seulement du sable.

Un des étudiants lève la main et demande ce que le café représente.

Le professeur répond en souriant « Je suis heureux que vous me posiez la question. Le café est là  seulement pour vous rappeler que peu importe comment votre vie semble remplie, il y a toujours de la place pour déguster deux bons cafés avec un(e) ami(e).

15:41 Écrit par Tayiam dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

23/04/2007

Les yeux

Voici un poème trouvé au hasard d'une flânerie, mais qui m'a particulièrement touchée...

 

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l'aurore ;
Ils dorment au fond des tombeaux,
Et le soleil se lève encore.

Les nuits, plus douces que les jours,
Ont enchanté des yeux sans nombre ;
Les étoiles brillent toujours,
Et les yeux se sont remplis d'ombre.

Oh ! qu'ils aient perdu le regard,
Non, non cela n'est pas possible !
Ils se sont tournés quelque part
Vers ce qu'on nomme l'invisible ;

Et comme les astres penchants
Nous quittent, mais au ciel demeurent,
Les prunelles ont leurs couchants,
Mais il n'est pas vrai qu'elles meurent.

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore,
De l'autre côté des tombeaux,
Les yeux qu'on ferme voient encore.

 

Sully Prudhomme

23:52 Écrit par Tayiam dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/04/2007

Coup de coeur... :P

Mon second coup de coeur du jour, c'est quand même de savoir poster des images, dorénavant!

:D

10:18 Écrit par Tayiam dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/10/2006

Une ombre

Une ombre passe.

 

Je ne la regarde pas.

 

Je ne la regarde jamais.

 

Pourtant, elle est bien là.

 

J’ai fait l’erreur de me demander qui elle était. Une fois. Pas deux. Je ne veux pas le savoir. Elle est là, et c’est tout ce qu’il me suffit de savoir.

 

Parfois elle tente de s’imposer face à moi. Mais, je ne peux pas. Je ne veux pas. Je ne suis pas prête.

 

Alors, elle se retire doucement, et reste à mes côtés, silencieuse.

 

Oh, elle n’est jamais bruyante. Jamais. C’est peut-être sa seule qualité.

 

Quoiqu’il eût peut-être été plus facile pour moi qu’elle le soit. Qu’elle s’impose, malgré ma volonté. Que je connaisse (ou reconnaisse) enfin son message. Que j’ai au moins quelque chose à haïr. Puis, qu’elle s’en aille, aussi sournoisement qu’elle est apparue. Aussi rapidement aussi.

 

Mais non. Elle reste une compagne silencieuse à mes côtés depuis six mois.

 

Peut-être aurais-je un jour le courage de l’affronter.

 

Peut-être…

18:09 Écrit par Tayiam dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/07/2006

un jour comme un autre

Tu es dans le tram. Tu vois des gens autour de toi, aux regards indifférents.

 

Tu lis un livre que tu dois connaître pour ton prochain examen. Il concerne l'histoire contemporaine. Il raconte comment le 20ème siecle a été le siècle le plus sanglant de l'humanité. Quand tu lis ça, tu as presque la nausée.

 

Tu lèves les yeux, et face à toi une maman raconte à son petit bonhomme une histoire de conte de fée.

 

Tu arrives au boulot. Ton job consiste à éplucher des dossiers, et voir s'il faut les archiver. Tu tombes sur une histoire de viol d'enfants. A vomir. Tu es indigné, puis, tu tournes la page, et entame le dossier suivant.

 

Dans le bus pour rentrer chez toi, un contrôleur jette l'abonnement d'une jeune fille par terre. Elle a le malheur d'être black! Personne ne réagit, même pas toi.

 

Tu rentres chez toi, tu es fatigué. Tout ce que tu veux, c'est un bon bain chaud, un petit dîner (qu'il faut encore préparer, pfff...), un bête feuilleton ou un bon bouquin, et au lit!

 

Pourquoi n'a-t-on pas envie de se rebeller contre ce qu'on a lu, vu, vécu? Parce que c'est tellement facile, n'est-ce pas!

 

J'aimerais que les gens soient moins lâches, et j'aimerais être moins lâche moi-même...

13:44 Écrit par Tayiam dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |